Se perdre dans la nuit

CinémasSe perdre dans la nuit

Dimanche 11 novembre 2018 à 16:00

Lieu(x) : Auditorium Wendel
Catégorie : Cinémas
Tarif : 5€
Gratuit pour les titulaires du PASS-M
Public : Tout âge

Que le film soit fiction, document ou abstraction, qu’il représente le monde en plein soleil ou la nuit, dans la pénombre d’une ville ou d’une forêt, le cinéma a forcément, par nature, par contrainte technique, ce lien avec l’obscur . Écriture de lumière lorsqu’on le fait pencher vers le théâtre ou la littérature ; plasticité de la peinture lorsqu’on le fait pencher vers la représentation pure des caractères, des formes et des objets.
Rendez-vous pour cinq séances de projection accompagnées par une présentation, ayant toutes en commun l’évocation de la nuit. Quittant les sentiers battus, ces films, de toutes époques, courts ou longs métrages, classiques ou raretés, oeuvres historiques ou vidéos d’artistes émergents, seront des expériences uniques qui suivent la déambulation proposée dans l’exposition.

En partenariat avec les associations Ciné Art et L'œil à l'écran

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Films projettés :

Georges Franju, La Première nuit 1957 | 19’

Paris, un soir. Un garçon d’une dizaine d’années est attiré par une fillette du même âge et la suit dans le métro, où il se perd après la fermeture au public. Déambulant toute la nuit dans ce lieu déserté, il finit par la retrouver furtivement dans une rame remise en marche au petit matin.
Ce film est une rêverie poétique, étrange et documentée dans ce lieu labyrinthique révélé par la nuit, ses lumières et ses bruits. Il mène tout entier à ce moment de grâce où les enfants se retrouvent, chacun dans un train différent roulant de front un moment pour se perdre à nouveau.
Georges Franju, par ce film, nous ramène à ce regard d’enfance, aux premières fois et à tous les espoirs d’une rencontre. Ce qui pourrait être aussi une définition du cinéma des origines.

Un film de Georges Franju (1957, 19 min.), avec Lisbeth Persson et Pierre Devis ; image de Eugen Shüfftan, musique de Georges Delerue

Georges Franju (1912-1987) était un réalisateur français auquel on doit notamment les films Les yeux sans visage, Judex ou La tête contre les murs. Il fut aussi l’un des créateurs, avec Henri Langlois, de la Cinémathèque Française en 1936.


Martin Scorsese, After Hours 1985 | 97’

Paul, un informaticien new-yorkais, se détend dans un bar après sa journée de travail. Il y rencontre une jeune femme qui lui laisse son adresse. Un peu plus tard dans la soirée, il tente de la rejoindre en taxi à l’autre bout de mégapole. Commence alors pour lui, par d’extraordinaires suites de circonstances, une longue nuit tragi-comique de laquelle il ne sortira qu’au petit matin, épuisé.
Martin Scorcese déploie dans ce film, avec la virtuosité et le sens de l’espace qu’on lui connaît, tout son talent et toutes ses obsessions new-yorkaises qui, depuis Taxi Driver jusqu’au Loup de Wall Street, ont conduit son itinéraire de cinéaste.

Un film de Martin Scorcese (1985, 97 min.), avec Griffin Dunne, Rosanna Arquette ; image de Michael Ballhaus, musique de Howard Shore.

Martin Scorcese né dans le quartier de Little Italy à New York en 1942. Il est l’un des réalisateurs les plus novateur de sa génération, renouvelant le cinéma américain des années 60 et 70, parmi les auteurs de ce qu’on appelle le Nouvel Hollywood.