Cours délocalisés ouvert à tous - "Lectures du visible" (mises en scène par les maniéristes et leurs héritiers)

Rencontres / conférencesCours délocalisés ouvert à tous - "Lectures du visible" (mises en scène par les maniéristes et leurs héritiers)

Mercredi 10 novembre 2021 de 14h à 18h

Lieu(x) : Auditorium Wendel
Catégorie : Rencontres / conférences
Tarif : Gratuit sur présentation d'un billet d'accès aux expositions du jour
Public : Adults
Durée : 240'
Auteur : 14h-16h : Françoise Lartillot
16h-18h : Cécile Chamayou-Kuhn
  Françoise Lartillot
Directrice du CEGIL (Centre d'Etudes Germaniques Interculturelles de Lorraine) Professeur des Universités (Littérature et histoire des idées de langue allemande _ 18e-21e)
Cécile Chamayou-Kuhn
Professeur Langues et littératures germaniques et scandinaves

Françoise Lartillot présentera tout d'abord le maniérisme conçu comme un premier réseau européen d’artistes au-delà de son assignation nationaliste et décadente. Ainsi conçu, il s'exprime (notamment chez Arcimboldo) sous forme d’une tension entre composition et décomposition. Cette dynamique trouve un prolongement en miroir dans la constitution d’autres réseaux européens, avantgardistes notamment ; ils reprennent à leur compte sous forme de réseaux de significations, une dynamique formelle de la dé-composition qui devient masque à travers lequel s'exerce une lecture du visible. On lira en ce sens certains tableaux et œuvres de Hanna Höch, Hans Bellmer, Meret Oppenheim, entre autres)

Cécile Chamayou-Kuhn montrera ensuite comment ces dispositifs s'impriment dans certaines représentations du corps qui se déclinent sur le mode de la fragmentation, de la déformation, de l’étrangeté et de la monstruosité. Sous cet angle, on se demandera quels rapports à diverses structures de pouvoir sont ainsi dévoilés et mis en scène, comme pour mieux réinterroger l’in-visible. Une attention particulière sera également prêtée au corps féminin. Dans ce contexte, on s’intéressera aux œuvres des artistes précédemment mentionnés ainsi qu’à des productions plus contemporaines, comme celles de Rosemarie Trockel.