Français

Sublime. Les tremblements du monde

ExpositionsSublime. Les tremblements du monde

Du 11 février au 5 septembre 2016

Lieu(x) : Galerie 1
Catégorie : Expositions
Public : Tout âge

Frisson, sidération, « délicieuse horreur », autant de mots pour qualifier l’expérience du sublime – cette singulière sensation d’attraction mêlée d’effroi que nous éprouvons face aux déchaînements et à la puissance des éléments. Née au cœur du XVIIIe siècle, cette notion esthétique et philosophique offre le fil conducteur d’une relecture de l’histoire passionnelle et passionnée que l’humanité entretient avec la nature.
Rassemblant une centaine d’artistes, architectes et cinéastes internationaux, « Les tremblements du monde » propose un dialogue entre des œuvres anciennes et contemporaines explorant cet attrait ambivalent, persistant pour la « Nature trop loin » et les catastrophes.
À l’heure des bouleversements écologiques et des discours alarmistes, l’exposition évoque également deux mutations radicales de cette notion de sublime : celle d’un spectateur contemporain qui prend conscience de sa responsabilité partielle face aux dérèglements du monde, et celle de catastrophe même, devenue invisible sous les effets de notre activité. Enfin, l’exposition évoque l’apparition, depuis les années 1960, d’une relation renouvelée à la nature… Une aspiration au réenchantement, une quête de fusion, renouant avec une iconographie du sublime davantage contemplative.

Dans ce voyage oscillant entre une pensée du XVIIIe et une vision contemporaine, les interrogations esthétiques croisent les positions éthiques et les débats écologiques actuels. Le chemin en est scandé par les recherches d’artistes, vigiles et lucioles, qui éclairent l’histoire tumultueuse d’une passion ravageuse et ravagée entre une espèce occupante et son écosystème.


L’exposition explore l’ambivalente fascination qu’exerce sur nous la tourmente des éléments. Cette « passion mêlée de terreur et de surprise » , cristallisée par le philosophe Edmund Burke en 1757 en un mot, le « Sublime », exprime ce mélange d’attraction et de répulsion éprouvé par l’homme face aux manifestations déchaînées de la nature, le sentiment de sidération, de solitude, de toute-puissance et de terreur mêlées face à son immensité. Ainsi, l’océan démonté sous la tempête, le réveil du volcan, les escarpements immaculés et les vallées sombres deviennent au XVIIIe siècle les stéréotypes de ce sublime largement représenté dans la littérature et la peinture romantiques.
À travers près de 300 œuvres, films et documents, complétés par les fonds de musées internationaux – Arts Council, British Museum, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, le Fonds Maurice & Katia Krafft, Cinémathèque Française, BNF, Nevada Art Museum, Museum of Modern Art, New York... –, l’exposition interrogera de façon inédite le renouveau de cette notion de sublime dans un contexte contemporain et ses filiations avec le XVIIIe siècle, en rassemblant les œuvres d’une centaine d’artistes
du monde entier, de Léonard de Vinci à Richard Misrach en passant par William Turner, Agnes Denes et Lars von Trier.
L’exposition révèle la persistance de notre fascination pour la « nature trop loin », selon l’expression de Victor Hugo, et la continuité d’une iconographie du Sublime.

Elle s’attache également à montrer comment, dans cette persistance, s’inscrivent deux mutations radicales : celle de la position du spectateur des débordements du monde, prenant conscience de son rôle d’acteur, et celle de l’idée même de catastrophe. Les catastrophes naturelles récentes (tsunamis, cyclones, séismes), amplifiées par leur impact sur des sites habités, industriels ou urbains, ont aiguisé la conscience d’un équilibre fragile, d’une maîtrise toute relative de l’environnement par l’homme et des effets de ses activités sur la nature. Elles ont attisé le sentiment d’une urgence paralysante, excédant la seule délectation esthétique. Depuis Tchernobyl, Katrina, Fukushima, nous sommes à nu, acteurs partiels, et individus au cœur d’un possible désastre à venir. L’exposition s’ouvrira sur une géographie du terrible et de la peur à travers des pièces jouant sur l’ambigüité de paysages contemplatifs ou idéalisés, aux stigmates invisibles.

Enfin, l’exposition évoque l’apparition depuis les années 1960-1970 d’une relation renouvelée à la nature passant par le réenchantement, une aspiration à une fusion avec les éléments d’une part, et à l’éveil d’une conscience écologique d’autre part, s’exprimant tant sur le terrain poétique que via le politique et renouant, là encore, consciemment, avec une certaine iconographie du sublime romantique. Elle s’appuie notamment sur la génération des artistes de l’Earth art et du Land art qui interagirent directement avec le paysage et les éléments en réalisant des interventions ou performances in situ.
Des contrepoints historiques, scientifiques et cinématographiques (revues, fonds d’archives, documents de sociétés de géographie ou de vulcanologues) viendront compléter le parcours, en vue d’esquisser une généalogie non linéaire de ces tremblements du monde.

Un catalogue accompagnera l’exposition.

Commissariat :
Hélène Guenin, responsable du pôle Programmation au Centre Pompidou-Metz
Assistée par Hélène Meisel, chargée de recherches au Pôle Programmation, Centre Pompidou-Metz
 
 1. Edmund Burke, Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau, Paris, Éditions Vrin, Collection Bibliothèque des textes philosophiques, p. 76.

Robert Adams
Bas Jan Ader
Dove Allouche
Darren Almond
Amy Balkin
Lewis Baltz
Shigeru Ban
Rosa Barba
Joseph Beuys (& Gianfranco Gorgoni)   
Ursula Biemann
Auguste-Rosalie Bisson
Richard Buckminster Fuller
Edward Burtynsky
Christo et Jeanne-Claude
Aimé Civiale
Nacho Criado
François Dallegret                   
Tacita Dean
Agnes Denes
Menzie Dickson
Mark Dion
Julien Discrit
Mary BethEdelson 
Martin Engelbrecht
Bernard Faucon
Roland Flexner
Kazumichi Fujiwara
Dora Garcia
Sharon Gilbert
Peter Goin
Geert Goiris
Laurent Grasso
David Greene
Haus Rucker-Co
Werner Herzog
Michael Heizer
Marianne Heske
Susan Hiller
Hans Hollein
Victor Hugo
Peter Hutchinson
Robert Kinmont

              

Jiří Kolář
Július Koller
Horacio Larrain Barros
John Latham
Barbara et Michael Leisgen
Jochen Lempert
Dona Ann Mac Adams                 
John Martin
William Martin
Gordon Matta-Clark
Angela Melitopoulos & Maurizio Lazzarato
Ana Mendieta
Gustav Metzger
Karel Miler
Fina Miralles
Richard Misrach
Adrien Missika
Gernot Nalbach
Juan Navarro Baldeweg
Louise Neaderland
Isamu Noguchi
Pere Noguera
Gina Pane
Cornelia Parker
Giuseppe Penone
Zarh Pritchard
Guy Rottier
Jacques Rougerie
Charles Simonds
Robert Smithson
Klaus Staeck
Graham Stevens
Petr Štembera
Hiroshi Sugimoto
Superstudio
Lars Von Trier
Joseph M. W. Turner
Nicolás García Uriburu
Leonard De Vinci
Jaume Xifra
Chen Zhen                 
Dation Maurice et Katia Krafft du Muséum national d’Histoire naturelle : Anna D'Alessandro,
Jean-Baptiste Chapuy, Camillo De Vito, Saverio Della Gatta, Camille Flammarion,
William Hamilton & Pietro Fabris, Athanasius Kircher, Gioacchino La Pira,
Y. Itowe Ogura, Sherman & Smith, Pierre-Jacques Volaire.

"Eco-activisme. Pour une topographie subjective des pratiques environnementales", diagramme :
Lara Almarcegui, Amy Balkin, Betty Beaumont, Joseph Beuys, Mel Chin, Christo et Jeanne-Claude,
Mark Dion, Peter Fend et Ocean Earth, Dirk Fleishmann, Yolanda Gutiérrez, Hans Haacke,
Helen Mayer Harrison et Newton Harrison, Nancy Holt, Yutaka Kobayashi, Mierle Laderman Ukeles,
Robert Morris, David Nash, Buster Simpson, Alan Sonfist.
                 

Avec la contribution de la Cinémathèque française, de la Société de Géographie, des Amis de la Terre, du Musée du Vivant-AgroParisTech
et du Kansas State Historical Society

L’Atmosphère: Un guide, 2013/2015 de l'artiste Amy Balkin est une affiche-essai qui dépeint diverses influences humaines sur le ciel et les traces accumulées qu’elles laissent, qu’elles soient chimiques, narratives, spatiales ou politiques. Référence visuelle directe au Cloud Code Chart, autre ouvrage d’interprétation du ciel, le guide visualise différentes façons dont l’homme occupe les atmosphères présentes, passées et futures, depuis le niveau de la mer jusqu’à l’exosphère.

   L'atmosphère

The atmosphere

L’Atmosphère : un guide
Du niveau de la mer à l’exosphère

Nous avons longtemps cherché à comprendre, cartographier et occuper l’atmosphère terrestre. L’Atmosphère : un guide décrit l’influence de l’homme sur le ciel et les empreintes accumulées de son activité, qu’elles soient chimiques, narratives, spatiales ou politiques.
Les récents efforts visant à dimensionner toute chose ont essentiellement été inspirés par Kees Boeke et son ouvrage de 1957 Cosmic View: The Universe in 40 Jumps. Deux ans avant la première photographie de la Terre prise depuis l’espace, Cosmic View présente déjà une qualité d’agrandissement digne des clichés de l’imagerie satellite. Le livre de Boeke constitue la réflexion d’un homme sur le rapport à l’échelle. À l’aide d’une série de photographies et de dessins, il permet d’effectuer des sauts progressifs à des niveaux variés de perspective – de la taille relative du corps humain jusqu’à l’échelle amplifiée de l’univers puis à celle réduite de l’atome. Boeke est également à l’origine de la sociocratie, un modèle de pédagogie basé sur le consentement. Cosmic View a inspiré deux films réalisés en 1968 : Cosmic Zoom d’Eva Szasz et A Rough Sketch for a Proposed Film Dealing with the Powers of Ten and the Relative Size of the Universe de Ray et Charles Eames.

Quel ciel ?
Comment la science, les pratiques sociales, l’économie et la politique interfèrent-elles avec l’atmosphère ? L’immatérialité de l’atmosphère et sa constitution principalement gazeuse donnent l’impression qu’elle est résistante et peu sensible aux dommages anthropiques. Cependant, le futur de l’atmosphère dépend fondamentalement de la façon dont les gens la comprennent, l’envisagent et agissent vis-à-vis d’elle aujourd’hui. Les visions contemporaine et historique que nous avons de l’atmosphère déterminent les relations que nous entretenons avec elle et, irrémédiablement, leurs conséquences directes sur le droit des futures générations à jouir d’un climat favorable.

Vers une nouvelle carte
De quelle atmosphère s’agit-il ? Est-elle biogéochimique ou géopolitique ? Est-ce un espace d’intérêt commun ou bien un espace militarisé ? L’occupation humaine dans l’atmosphère crée-t-elle un espace de projection et de spéculation ? Un espace indéterminé ? L’Atmosphère : un guide fait la lumière sur ces politiques dites atmosphériques et leurs conséquences dévastatrices.

Amy Balkin


Cartographier l’atmosphère

Le Traité de l’espace de 1967 définit l’espace comme une zone d’exploration pacifique. Il interdit l’essai et le déploiement d’armes dans l’espace, faisant suite à l’explosion de bombes atomiques dans l’atmosphère au début des années 1960. Pourtant, même après la ratification du traité, l’utilisation du ciel à des fins géopolitiques s’est poursuivie dans un état d’esprit similaire. Les satellites ont été utilisés pour des missions d’espionnage dès leurs premières mises en orbite en 1957 et 1958. À la fin du XXe siècle, ils étaient même employés pour mener des guerres à distance.
La guerre télécommandée est beaucoup plus subtile qu’un lâcher de bombes. Il est désormais possible de camoufler les conflits dans le ciel – espace auparavant transparent, devenu aujourd’hui lieu de dissimulation. La transparence opaque, paradoxalement, masque la complexité des intérêts politiques et technologiques à l’œuvre au-dessus de nos têtes. C’est seulement lorsque ces intérêts deviennent entièrement visibles qu’ils sont reliés aux conséquences culturelles et politiques qu’ils ont engendrées. En attendant que cela change, nous ne serons pas en paix avec le ciel et encore moins chez nous à l’intérieur de son immensité.
Depuis 1783, les montgolfières, les avions et enfin les satellites ont ouvert progressivement la voie vers de nouveaux horizons, rendant accessibles à l’homme des endroits du ciel encore inconnus. Au cours de notre exploration, nous avons tenté d’assimiler le ciel à un espace de plus dans notre géographie. C’était un nouvel « endroit » qui défiait dans le même temps la définition que nous avions d’un endroit. Sa transparence permettait d’observer les étoiles au-dessus de nous, donnant ainsi l’impression qu’il s’agissait d’un espace vide à traverser. Puis une activité accrue s’est développée dans l’espace : explorateurs, scientifiques, militaires, entreprises et juristes, tous ont déplacé leur intérêt là-haut, étendant par la même occasion leur sphère d’influence dans l’atmosphère. L’ère des satellites a permis de cartographier le ciel et de mieux le comprendre. La science, quant à elle, a défini ses différentes couches : la troposphère, la stratosphère, la mésosphère, la thermosphère, l’exosphère.
Pour chaque couche atmosphérique, nous nous sommes forgé un patrimoine culturel constitué à la fois de découvertes mais aussi de maladresses. Ces dernières laissent des empreintes qui pèsent au-dessus de nos têtes. Le climat change à cause de la pollution dans la haute atmosphère tandis que l’exploration pacifique de l’espace est entravée par la pollution dans la basse atmosphère.
Ensemble, la société et la technologie tentent d’enrayer ces erreurs : de nouvelles petites voiles solaires, dont la première fut lancée en 2010, pourraient être capables de transporter les débris spatiaux hors orbite. La lutte contre le changement climatique reste donc un défi primordial. D’abord, notre idée du ciel doit être réconciliée avec ce qu’on y fait réellement. Nos actions là-haut doivent être répertoriées et cartographiées. Le ciel lui-même doit être réintroduit comme partie intégrante de notre définition sociétale de ce que l’on appelle un endroit.

Megan Prelinger

 

Références et crédits

Les couches de l'atmosphère
1. U.S. Dept. of Commerce, National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), National Weather Service (NWS), Cloud Code Chart, 1972.
2. National Weather Service JetStream. <www.srh.noaa.gov/jetstream/atmos/layers.htm>.

La mésosphère
1. NASA, Strange Clouds, 2003.
<www.science.nasa.gov/science-news/science-at-nasa/2003/19feb_nlc>.

La thermosphère
1. National Earth Science Teachers Association, Windows to the Universe.
<www.windows2universe.org/earth/Atmosphere/thermosphere.html>.

Vous êtes ici.
Ce que les gens devraient savoir
Enmod
Photo : NASA Visible Earth, View from the Thermosphere: Thunderstorms Over Brazil, 1984. Image de la navette spatiale. STS41B-41-2347.
1. United Nations Office for Disarmament Affairs.
<www.disarmament.un.org/treaties/t/enmod/text>.
Nuages noctulescents
Photo : NASA, Polar Mesospheric Clouds taken from the International Space Station, 200 miles above Mongolia, 22 juillet 2008.
1. NASA, Strange Clouds, 2003.
2. « Polar Ice Clouds May Be Climate Change Symptom », Science Daily, 21 août 2007.
Joseph Kittinger
Photo : National Museum of the U.S Air Force (USAF).
L’expédition en ballon à destination de l'arctique
Photo : STRINDBERG, Nils. L’Illustration, décembre 1930, Wikipédia.
Le bassin atmosphérique de la baie de San Francisco
1. California Air Resources Board.

Pollution
Débris Spatiaux + CO2
Image : NASA, Orbital Debris Program.
1. EMMERT, J. T., PICONE, J. M., LEAN, J. L. et KNOWLES, S. H., « Global Change in the Thermosphere: Compelling Evidence of a Secular Decrease in Density », Journal of Geophysical Research, 2004, V. 109, A02101.
2. LEWIS, H. G., SWINERD, G. G., ELLIS, C. S.,MARTIN, C. E., Response of the Space Debris Environment to Greenhouse Cooling, avril 2005, Quatrième conférence européenne sur les débris spatiaux, European Space of Operations Centre (ESOC), European Space Agency.
3. Citations de WILLIAMSON, M., Space: The Fragile Frontier, Reston (Virginie), American Institute of Astronautics and Aeronautics, 2006.
4. ELLIOTT, D., Associated Press, 3 juillet 2010.
La contraction du ciel
Image : University Corporation for Atmospheric Research (UCAR).
1. SOLOMON, S., scientifique, National Center for Atmospheric Research (NCAR).
2. WARRICK, J., « Scientists in Britain Say Sky May Be Shrinking, Outer Atmosphere Has Fallen 5 Miles », Washington Post, 17 septembre 1998.
La Convention de Genève sur la pollution de l'air
Image : NASA, Goddard Space Flight Center (GSFC) et Visible Earth, Smog Obscures Chinese Coast, 2002, projet SeaWiFS.
<www. visibleearth.nasa.gov>.
1. Commission économique des Nations unies pour l’Europe (CEE-ONU).
<www.unece.org/env/lrtap/lrtap_h1.html>.
Le transport de la pollution de l'air en arctique
Image : UNEP, Programme des Nations unies pour l’environnement / GRID-Arendal OEHME et al., 1996, BARRIE et al., « Persistent Organic Pollutants in the Arctic », données non publiées, AMAP Assessment Report: Arctic Pollution Issues. Arctic Monitoring and Assessment Programme (AMAP), Oslo, Norvège, 1998.
1. CONE, M., Silent Snow: The Arctic Paradox, New York, Grove Press, 2005.
La pollution atmosphèrique transfrontière
Image : Ontario Ministry of the Environment, Transboundary Air Flow into Ontario, 2001.
1. ZUCKERMAN, S. « No Continent is an Island », Worldchanging, 17 décembre 2006. <http://www.worldchanging.com/archives/005438.html>.
2. READ, R., « China's Mercury Flushes Into Oregon's Rivers », The Oregonian, 24 novembre 2006.
Le brouillard de Donora
Image : SHINN, C., Aerial Drawing of Donora with Locations of 1948 Deaths.
1. <donorasmog.com>.

Politique spatiale
Satellites
Image : ©Space Systems/Loral
1. PARKS, L., Satellite Secrets: Between Spying and Dreaming, ZEMOS98.
Déploiemnt des armes dans l'atmosphère
Image : Defense Industry Daily, Special Report: The USA’s Transformational Communications Satellite System (TSAT), 8 juin 2009.
1. WILCOX, J., présentation PowerPoint : Precision Engagement – Strategic Context for the Long War, 1er février 2007.
Science et récupération militaire
Photo : NASA, THOMAS, C., Altus 1.
1. Defense Industry Daily, 8 décembre 2008.
2. HENNIGAN, W. J., Eyes, ears of U.S. military take shape in high-tech labs, physorg.com.
<http://phys.org/news/2010-11-eyes-ears-military-high-tech-labs.html>.
3. ACKERMAN, S., « Tiny 2-Foot Bomb Could Be “Months” Away From Drone War », Wired, 13 juillet 2012.
LA guerre de l'atmosphère inférieure
Image : WILCOX, J., Networked Weapons, dans Precision Engagement – Strategic Context for the Long War, Department of Defense (DOD), Precision Strike Winter Roundtable.
<http://www.dtic.mil/ndia/2007psa_winter/wilcox.pdf>.
Essais nucléaires dans l'atmosphère
Photo : U.S. Department of Energy, Office of Public Affairs.
1. KRULWICH, R., National Public Radio.
Haarp
Image : High Frequency Active Auroral Research Project (HAARP).
1. Stanford VLF Group, Auroral Electrojet Research Studies.
2. HAARP - LIDAR High Frequency Active Aurora Research Program - Light Detection and Ranging System.
<www.faa.gov/about/office_org/headquarters_offices/ato/service_units/systemops/fs/alaskan/advisories/haarp>.
3. HAARP
<www.haarp.alaska.edu/haarp>.

Télédétection
Télédétection par satellite
Image : NASA.
1. <www.ciesin.org/TG/RS/RS-home.html>
2. MORELLO, L., Climate Wire, How Failure of Climate Satellite Sets Back Earth Science, 7 mars 2011.
Sondes Ionosphère - Thermosphère
Image : (JOHN HOPKINS UNIVERSITY/APPLIED PHYSICS LABORATORY) NASA. Programme géospatial Living With a Star, mission Radiation Belt Storm Probes.
<lws.gsfc.nasa.gov>.
1. WIKIPÉDIA, Ionosphere-Thermosphere Storm Probes (I-TSP).
2. GREBOWSKY, J. M. et SIBECK, D., American Geophysical Union (AGU), The Need for NASA’s LWS Ionosphere-Thermosphere Storm Probe Mission.
3. MANNUCCI, Anthony J. et al., Jet Propulsion Laboratory. I-TSP, An update from the community, 2006.
4. Australian Government Bureau of Meteorology, Introduction to HF Radio Propagation.
< www.ips.gov.au/Category/Educational/Other%20Topics/Radio%20Communication/Intro%20to%20HF%20Radio.pdf>.
Aeronomy of Ice in the Mesosphère
Image : HAMPTON UNIVERSITY. Emily Hill Designs. NASA.
1. NASA. Mission Aeronomy of Ice in the Mesosphere (AIM)
<aim.hamptonu.edu>.
Le ballon stratosphérique
Image : HOCK, T., NCAR.
1. UCAR, Background on Driftsondes.
La radiosonde
Photo : BALKIN, A., Radiosonde Launch, Oakland, Californie, 2009.
Lidar
Image : HEINSELMAN, C.
1. Sondrestrom Upper Atmospheric Research Facility. SRI International / National Science Foundation (NSF).

Changement climatique
Spéculations
Image : KORDA et MENZIES, WELLS, H. G., Things To Come, 1936.
1. Rapport US National Assessment of the Potential Consequences of Climate Variability and Change Scenarios and Data.
<usgcrp.gov>.
2. <ipcc.ch/ipccreportssres/emission/index.php?idp=25>.
Géo-ingénierie
Image : HABBICK, V., VISIONS/PHOTO RESEARCHERS, Reflective space mirror.
1. BROAD, WILLIAM, J., « How to Cool a Planet (Maybe) », New York Times, 27 juin 2006.
Une justice atmosphèrique et climatique
Photo : Langelle/GJEP-GFC, Protest at United Nations Climate Change Conference (COP 13), Bali, 2007.
Ozone (O3)
1. Interview du géochimiste Robert Rhew, université de Berkeley, Californie, 2008.
Les nuages bruns atmosphériques
Image : NASA Earth Observatory, Haze over India and the Bay of Bengal.
1. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS) (RAMANATHAN, V., CHUNG, C., KIM, D., BETTGE, T., BUJA, L., KIEHL, J. T., WILD, M.)
2. UNEP, Atmospheric Brown Clouds: Regional Assessment Report with Focus on Asia. Programme des Nations unies pour l’environnement, Nairobi, Kenya.
Exhalaisons maritimes
Image : NASA Earth Observatory, SCHMALTZ, J., Ship Tracks off the California Coast. LANCE/EOSDIS MODIS Rapid Response Team de la NASA/GSFC.
1. NASA Earth Observatory, Studying Ship Tracks.

Espace aérien
Traité de l'espace en 1967
Photo : Committee on the Peaceful Uses of Outer Space, Siège de l’ONU, New York, 12 avril 1966.
<un.untreaty.org>.
1. Outer Space Treaty of 1967 (Traité de l’espace de 1967), U.S. Department of State.
2. Outer Space Treaty (Traité de l’espace), Wikipédia.
La ligne de Karman
1. DR. SANZ FERNÁNDEZ DE CÓRDOBA, S. Fédération Aéronautique Internationale, comité des records astronautiques.
Modèle climatique
Image : UCAR.
1. Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). Rapport Change 2007: WG I: The Physical Science Basis.
<ipcc.ch>.
2. ZUCCHINO, D., « N.C. to sea level forecasters: Ignore climate change data for now », Los Angeles Times, 2 juillet 2012.
<latimes.com>.
3. LEE, J. Update: Revised North Carolina Sea Level Rise Bill Goes to Governor. Science, 3 juillet 2012.
<sciencemag.org>.
4. Climate models FAQ.
<realclimate.org>.
Une dimension verticale de la souveraineté
Image : JEPPESEN, Stratification of United States Airspace System.
1. Auteur inconnu, Entering Airspace.
Déviations
Image : Irish Aviation Authority (IAA), Shanwick Oceanic airspace.
1. HASNAIN, K., « Lufthansa Cargo Banned from Russian Airspace », Spiegel Online, 31 octobre 2007.
2. U.S. wants Canadian Airlines to Disclose Passenger Information, CBC News, 11 octobre 2007.
<cbc.ca>.
Droits aériens
Image : Schematic drawing of Transfer of Development Rights.
<www.emich.edu>.

Spectre électromagnétique
Les sons de la météorologie spatiale
Photo : MCGREEVY, S. P., <spaceweathersounds.com>.
<auroralchorus.com/vlfstory.htm.science.nasa.gov/audio/inspire/inspire.m3u>.
Aurores
Image : NOAA, archives NWS, Aurora seen from above.
1. COWLEY, L., Glowing Gases - Aurorae, Atmospheric optics.
<atoptics.co.uk>.
Propagation Ionosphérique (SKYWAVE)
Image : <g4nsj.co.uk/which.shtml>.
1. Skywave, Wikipédia.
Spectre
1. RIFKIN, J., « Global Media Giants Lobby To Privatize Entire Broadcast Spectrum », The London Guardian, 28 avril 2001.
2. <arissat1.org/v3>.
3. 28th Chaos Comunication Congress (CCC).
<events.ccc.de>.
Propagation troposhérique
Image : PERRYMAN, M/K5JMP
<qsl.net>.
1. DR. KOPP, C., « Tropospheric Scatter Communications Systems », Air Power Australia, 2010.
<ausairpower.net>.
2. GENERAL DYNAMICS, Model 2.4m SM-LT Troposcatter Antenna.
Radio Publique
1. <spacehijackers.org>.

RÉFÉRENCES
CARTOGRAPHIER LE CIEL
de Megan Prelinger
REMERCIEMENTS
Susan Schwartzenberg, Peter Richards, Josh On et Elizabeth Terzakis
AVEC LE SOUTIEN DE
L’Exploratorium de San Francisco, The James Irvine Foundation, The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts et Grants for the Arts / San Francisco Hotel Tax Fund.

 

Entretien avec Hélène Guenin, Commissaire de l'exposition

Mécène fondateur

Grand mécène de l'exposition

Partenaires média
 


                                      Avec la participation de Vranken- Pommery Monopole