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Studio 57 - Aurélie Gandit

Spectacles vivantsStudio 57 - Aurélie Gandit

Jeudi 24 novembre 2011 à 20h00

Lieu(x) :
Catégorie : Spectacles vivants
Tarif : 5€ / 10€
Public : Tout âge

Dans le cadre de son Studio 57, la Compagnie La Brèche-Aurélie Gandit invite la compagnie SomeBody et Béatrice Josse, directrice du Frac Lorraine, pour une soirée… blanche !

Cie SomeBody
Danse

Présentation

Ce duo dansant, basé sur un texte de Claess Oldenburg, artiste du « pop-art » new- yorkais, interroge la manière dont la poésie peut encore trouver un écho direct avec l'expérience chorégraphique de l'instant et prendre corps, devenir chair progressivement. Ce projet parle de rencontres, entre danse et matière sonore, entre composition instantanée et spoken word, entre le français et l'américain, entre les années 60, où il a été écrit, et aujourd'hui.

A propos de la Compagnie SomeBody

Fondée fin 2005, SomeBody est une compagnie de danse contemporaine née de la rencontre de deux personnes : Marjorie Burger-Chassignet, danseuse et chorégraphe, et Galaad Le Goaster, performer et réalisateur. Le désir de développer et de concrétiser une réflexion sur la danse s'est nourri d'autres pratiques, notamment la musique, la poésie et le cinéma. Elle collabore activement avec le collectif de danseurs Le grand jeu que dirige Louis Ziegler.

« Influencé par les acquis de la post-modern dance américaine dont les écrits et l'enseignement nous ont marqués, ainsi que par les œuvres de quelques cinéastes, de John Ford à Johan Van Der Keuken, notre travail s'articule autour de la responsabilité du danseur, de sa conscience du temps, de l'espace, de la dramaturgie et de la structure interne d'une pièce. Nos compositions, écrites ou instantanées, prennent leur source dans une recherche constante sur l'anatomie vécue et les perceptions comme supports principaux de l'imaginaire. Notre volonté de faire se rencontrer des artistes d'horizons différents et de sans cesse confronter les divers éléments pour mieux les réagencer (la voix comme geste, le geste comme musicalité, etc.) caractérise aussi notre démarche. »
Marjorie Burger-Chassignet & Galaad Le Goaster

Mentions

En partenariat avec le Frac-Lorraine

Cie SomeBody, The Art of Dead Birds
Marjorie Burger-Chassignet & Galaad Le Goaster – conception et danse
Aurélie Bernard - lumières
La compagnie SomeBody est soutenue par la Ville de Strasbourg

Cie La Brèche - Aurélie Gandit, La Variété française est un Monstre Gluant
Conception : Matthieu Remy et Aurélie Gandit
Danseuse : Aurélie Gandit
Performeur : Galaad Le Goaster
Coproduction Compagnie La Brèche-Aurélie Gandit / l’acb-Scène nationale de Bar-le-Duc. Avec le soutien financier du Conseil régional de Lorraine, l’ADDAM 54 et la Ville de Nancy. En partenariat avec le CCN-Ballet de Lorraine

Maya Deren, Dance Films
A study in Choregraphy for the Camera, 1945
Ritual in Transfigured Time, 1946
Mediation of violence, 1948
The very Hight of Night, 1959
Distribution : Lightcone

La variété française est un monstre gluant
Compagnie La Brèche – Aurélie Gandit
Danse

Présentation

La variété française est un monstre gluant. Une machine dévorante qui absorbe tout sur son passage, du plus minable au plus existentiel des affects humains et en livre souvent une version spongieuse, maniérée, ringarde. Mais c’est un fait : en voiture, au travail, dans les cafés ou en soirée, la variété française nous dit quelque chose du monde, même si elle emprisonne le vrai dans une gangue de bêtise et d’artifice. Et puis elle nous fait danser.

D’où l’idée d’une conférence dansée, petite machinerie légère où une danseuse et une analyse universitaire dialoguent, chacun avec ses armes, en tentant de raisonner cet attrait inéluctable pour les chansons qui parsèment le quotidien. Décortiquant les figures de style, la rhétorique démagogique ou diablement philosophique de ces refrains populaires, le texte de Matthieu Remy lu par Galaad Le Goaster accompagne les actions dansées d’Aurélie Gandit. Et vice et versa.

Extraits

« Pourtant, la variété française est tout sauf idiote. (…) Quand on l’accuse de propagande, elle répond qu’elle ne cherche qu’à divertir, qu’à ensoleiller la vie. Elle se fera visqueuse pour dire combien elle est inoffensive, alors qu’en réalité, elle veut le pouvoir et tient à le garder en maniant avec dextérité un attirail prodigieux de figures de style. Conçues pour plaire et plaire avant toute chose, au plus grand nombre et sans relâche, les chansons de variété sont l’un des produits les plus raffinés et les plus totalitaires de l’industrie culturelle moderne. Elles se veulent entêtantes et omniprésentes, car ce sont des mélodies simples et directes, accompagnées d’arrangements rusés, et surtout de textes diaboliques qui utilisent toutes les ressources de la rhétorique classique, pour nous toucher au cœur et au corps. »

Présentation de La Compagnie La Brèche

La compagnie La Brèche – Aurélie Gandit provient de la transformation du collectif La Brèche (né en 2004) en une compagnie de danse contemporaine depuis 2007. Aurélie Gandit prolonge l’esprit pluridisciplinaire du collectif et invite d’autres artistes (performeurs, artistes sonores, vidéastes) à créer avec elle des projets chorégraphiques. Elle collabore également avec des personnes dont les activités et la réflexion gravitent dans le champ artistique : critiques d’art, guides-conférenciers, enseignants-chercheurs. Les projets chorégraphiques qui naissent de ces collaborations sont donc nécessairement des formes hybrides et atypiques qui rendent incertaines les frontières entre danse et performance, entre danse et texte.

Mentions

En partenariat avec le Frac-Lorraine

Maya Deren
Cinéma

Présentation

Béatrice Josse, directrice du Frac-Lorraine, a sélectionné les « dance films » de Maya Deren réalisés entre 1945 et 1955. Figure incontournable du cinéma expérimental américain, elle fut « la femme à la caméra », principal précurseur de l’histoire filmée de la danse et de la chorégraphie pour caméra.

« Dans ce film j'ai tenté de placer le danseur dans un espace cinématographique sans limites. En outre, il partage avec la caméra une responsabilité collaboratrice dans les mouvements eux-mêmes. C'est-à-dire, une danse qui ne peut exister que sur pellicule…Le mouvement du danseur crée une géographie qui n'a jamais existée. Par un mouvement de pied, il rend voisin des lieux lointains. Etant un rituel cinématographique, ce n'est pas réalisé uniquement en des termes spatiaux, mais temporels créés par la caméra. »
Maya Deren, sur A Study in Choreography for the Camera 1945

Biographie de Maya Deren

Maya Deren est une réalisatrice américaine d'origine russe, née à Kiev le 29 avril 1917 et décédée à New York le 13 octobre 1961.
Personnalité majeure du cinéma expérimental américain des années 1940, Maya Deren réalise de nombreux courts métrages d'inspiration surréaliste et psychanalytique, inspirés par Cocteau. Elle tente en vain de participer à la fédération de l'avant-garde américaine au début des années 50. C'est en son honneur qu'en 1962, un an après sa mort, Jonas Mekas réalise son rêve en fondant, avec d'autres cinéastes, The Film-Makers' Cooperative.
Née Eléonora Derenkowsky en Russie, Maya Deren émigre vers les Etats-Unis pour fuir l’antisémitisme. Poétesse et militante politique, son amour et sa connaissance de la danse transparaitront dans son œuvre ultérieure de cinéaste.
Licenciée en arts, elle débute dans le journalisme et s'occupe de danse, de poésie puis d'anthropologie. C'est avec son second époux, Alexander Hammid, qu'elle entreprend la réalisation de son premier film, le court métrage « Meshes of the Afternoon », une promenade onirique, labyrinthique et sensuelle vers la mort marquant un avant-gardisme américain proche de Cocteau. Ses films de chambre qui suivirent incorporent de plus en plus la danse ou l'expression corporelle.
Grâce à une première bourse décernée par la fondation Guggenheim, elle fait des recherches sur des rituels vaudous en Haïti, qui en résultera un livre Divine Horsemen (1953) et un film de 5 heures. Elle décède avant de pouvoir le montrer.

Bande-annonce de a Study In Choreography for Camera

Mention

En partenariat avec le Frac-Lorraine