Trois à quatre fois par an, le Centre Pompidou-Metz donne carte blanche à un artiste qui se frottera aux contraintes de la technique du papier peint (sérialité, chromie restreinte) et disposera d’un espace pour concevoir un papier sur mesure. Ce cycle de commandes offre un lieu d’expression à la création actuelle et s’inscrit dans la volonté de faire du nouveau Centre messin un lieu d’art vivant et une plateforme d’échanges.
C’est Jean-Christophe Massinon qui ouvre le bal avec un travail délibérément ancré dans le territoire lorrain : loin de toute nostalgie ou d’un propos sociocritique, sa Salle des pendus évoque l’histoire de la mine de manière tendre, gracieuse et légère, telle une révérence. Jouant des profondeurs de champs et des hauteurs de plafond, son travail investit la quasi-totalité de l’espace et réinterprète, dans ce nouveau lieu de culture, le symbole d’une histoire particulière. Chaînes, crochets et paniers des vestiaires historiques des mines sont utilisés ici comme motifs sérials, monumentalisés jusqu’à l’abstraction.







