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La Nuit du Mystère

Spectacles vivantsLa Nuit du Mystère

Vendredi 2 mars 2012 à 18h30

Lieu(x) : Auditorium Wendel
Catégorie : Spectacles vivants
Discipline : Conference
Tarif : Entrée libre
Public : Tout âge
Durée : 270'
Auteur : Jean de Loisy, Jean-Marc Ferrari, et le jury du Mystère
  Jean de Loisy est commissaire d’exposition indépendant. Né en 1957, il a dirigé le Frac des Pays de la Loire avant de devenir le président fondateur de l’association des directeurs de Frac. Après un temps au ministère de la Culture en tant que chargé de mission pour la création contemporaine dans les monuments historiques, il a été conservateur à la Fondation Cartier puis au Centre Pompidou ; il a d’ailleurs organisé l’exposition « Traces du sacré » en 2008. Il a aussi été directeur de la mission 2000 en France pour la programmation des célébrations du passage à l’an 2000 et directeur artistique du projet Estuaire à Nantes. En 2011, il est nommé à la tête du palais de Tokyo et cette même année, il est, avec Anish Kapoor, commissaire de Monumenta, ainsi que commissaire du Pavillon israélien de la biennale de Venise, avec Sigalit Landau.
Jean-Marc Ferrari est directeur de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Avignon.

Le jury du Mystère, présidé par Jean de Loisy, se réunira pour dévoiler les secrets du jeu de l’exposition Erre, variations labyrinthiques, Le Labyrint*e en Valise (*h), et récompenser les plus belles propositions de règles envoyées par le public. Les vainqueurs nous feront partager leurs réponses pour trouver l’issue du labyrinthe de ce jeu.

Le Labyrint*e-en-valise *(h) est un jeu de cartes énigmatique dont l’usage et le mode opératoire semblent avoir été irrémédiablement perdus.
Un fac-similé dudit jeu a été édité à l’occasion de l’exposition « Erre ». La gageure est que chaque détenteur d’un exemplaire tente de lui redonner vie, d’élaborer des hypothèses de règles afin de pouvoir en réactiver le sens.
Ici même, l’éventail des images divinatoires qui s’offre à nos yeux sous une forme éclatée pourrait être celui d’un mystère entre deux êtres, celui qui va de la naissance jusqu’à la mort de l’amour – jaillissement du sang dans la pensée, éblouissement dans le regard, déchirure ouvrant sur l’étendue de la mémoire.
L’épreuve du désir qui régit les moulins de nos coeurs se dessine exactement au point sublime de la rencontre, s’intensifie au moment de l’étreinte pour s’abîmer ensuite dans le vertige de la séparation. Élans, gestes et choses du sentiment deviennent ici les lames d’un jeu de bataille dédié au dédale de tout un chacun. Il s’agit donc de proposer un axiome à la consolation de l’âme dans les yeux en partant d’un manque à être, d’une présence en moins dissimulée au centre de ce jeu à réinventer.
Ce qui nous reste, en guise de véhicule accidenté du triomphe de l’Amour, c’est une boîte vide – devenue le simple réceptacle d’une odeur insistante de brûlé – accompagnée d’un empilement de cartes singulières sans ordre apparent avec, pour toute information, une liasse de documents retrouvés : pages déchirées de carnets, images talismaniques, fragments de mathématiques existentielles et autres figures hiéroglyphiques…