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« Je t’aime, je t’aime »

Cinémas« Je t’aime, je t’aime »

Samedi 21 janvier 2012 à 18h

Lieu(x) : Auditorium Wendel
Catégorie : Cinémas
Discipline : Cinémas
Tarif : 5 € - Un billet acheté = un billet offert sur place pour la séance "Smoking" ou "No smoking"
Public : Tout âge
Durée : 91 min
Auteur : Alain Resnais

Claude Ridder, après une tentative de suicide due à une séparation douloureuse, accepte de participer à une expérience scientifique sans précédent : un voyage dans le temps d’une durée d’une minute. Il choisit de retourner un an en arrière et de revivre un instant de bonheur avec sa femme Caterine, à la mer. De ce refuge temporel, il ne voudra plus sortir. C’est à ce moment là que l’expérience scientifique déraille : Claude Ridder se retrouve à revivre d’autres moments de son existence. Son imagination et ses fantasmes vont aussi se mêler à ces bribes de passé, l’entraînant ainsi vers sa perte.

Je t’aime, je t’aime raconte l’histoire d’un homme à la recherche du temps perdu, obsédé par un amour, mais aussi celle d’un cobaye manipulé par la société. Il trace le portrait d’un homme qui n’existe presque plus. Claude Ridder a frôlé la mort après sa tentative de suicide et même s’il en est revenu, c’est un homme qui n’existe que dans le passé. A travers le prétexte d’une expérience scientifique sur le temps, Resnais explore de nouveau le travail sur le passé et le souvenir. Afin de reproduire le processus de la mémoire qui n’est jamais linéaire et chronologique mais qui procède par associations, le cinéaste donne à voir un récit éclaté, refusant toute linéarité de la narration.
Prévu pour être présenté au festival de Cannes en 1968, le film n’a pas pu être projeté, le film ayant été interrompu  par les évènements politiques alors en cours.

Réalisé en 1968
Avec Claude RICH, Olga GEORGES-PICOT, Anouk FERJAC

Extrait

Né le 3 juin 1922 à Vannes. A 14 ans, Alain Resnais tourne ses premiers films avec une caméra 8 mm. Il commence sa carrière en tournant de nombreux courts-métrages qui manifestent sa passion pour les arts – Van Gogh (1948), Guernica (1950) – et montrent une grande modernité de l’approche formelle, en particulier dans le montage. Cinéaste engagé, les thèmes de la guerre et de la politique sont très présents dans ses premières œuvres : il réalise Nuit et Brouillard (1955) revenant sur la déportation des Juifs, Muriel ou le temps d’un retour (1963) sur la guerre d’Algérie et La guerre est finie (1966) sur la guerre civile espagnole. En 1959, il réalise son premier long métrage Hiroshima mon amour. Puis son engagement à gauche ne prendra plus cette forme aussi directe et le cinéaste va se nourrir des autres formes d’art. Il s’essaie à la science-fiction avec Je t’aime, je t’aime (1968) mais privilégie la comédie avec Smoking/ No smoking (1993), en utilisant une manière de travailler avec les acteurs proche de celle du théâtre. Il s’essaie également au film chorale avec On connaît la chanson (1997), son plus grand succès public et césar du meilleur film, ou encore avec  Pas sur la bouche (2003) et Cœurs (2006). Son avant-dernier film, Les Herbes Folles (2009) lui vaut le prix exceptionnel du festival de Cannes. Son dernier film Vous n’avez encore rien vu est sorti en 2011.