" Two into One becomes Three ", précédé de Vertiges du déplacement

Talks / Conferences" Two into One becomes Three ", précédé de Vertiges du déplacement

Samedi 19 novembre 2011 à 17h00

Locations : Auditorium Wendel
Category : Talks / Conferences
Public price : Accès libre dans la limite des places disponibles
Public : All ages
Author : Matt Mullican et Olivier Schefer

Matt Mullican, artiste américain, invité à réaliser une œuvre magistrale pour l’exposition ERRE, variations labyrinthiques, qui présente dans l’espace ce projet monumental qui déploie une cosmologie personnelle mêlant réalité et inconscient, univers et espace mental fera découvrir les autres facettes de son travail dans l’Auditorium Wendel.

WEEK-END ENTRE TRANSE ET TRANSCENDANCE

Un week-end autour des états seconds ou altérés de la conscience... Des méandres de la pensée aux états méditatifs, de la quête d’autres niveaux de perception à l’évocation des êtres errants dans d’autres sphères de réalité, ce week-end propose un voyage mental entre trois sites et trois expositions au Frac Lorraine, à la synagogue de Delme et au Centre Pompidou-Metz. Performances, conférences et visites explorent les modalités d’accès à ces au-delàs du rationnel, à la question du dédoublement, de la multiplication de personnalité, et de l’errance créatrice de sens et de formes.

Partenaires : Centre d’art contemporain – la synagogue de Delme et Frac Lorraine
Artistes / invités : Matt Mullican, Chloé Maillet & Louise Hervé, Olivier Schefer, Emmanuel Holterbach et Sophie Durand

Les expositions Erre et Les 1 000 rêves de Stellavista bénéficient du soutien du Conseil général de Moselle

Matt Mullican, artiste américain, utilise divers supports d’expression pour explorer les relations entre perception et réalité.
Depuis les années 1970, l’hypnose est devenue un moyen privilégié de sa création, lui servant à modifier son rapport à la réalité.

Invité à réaliser une oeuvre magistrale pour l’exposition ERRE, variations labyrinthiques, il présente dans l’espace ce projet monumental qui déploie une cosmologie personnelle mêlant réalité et inconscient, univers et espace mental. Il fera découvrir les autres facettes de son travail dans l’Auditorium Wendel.

Lieu : Auditorium Wendel
Tarif : Accès libre dans la limite des places disponibles

La rencontre se tiendra en anglais et sera traduite

Olivier Schefer, auteur de Variations nocturnes et Des Revenants, propose « un récit philosophique », une déambulation « hallucinée » ponctuée d’extraits de films et d’images…

Docteur en philosophie et maître de conférences en esthétique à l’université Paris I, il explore et interroge « l’existence des seuils et des limites, le pouvoir et les corps minoritaires, l’espace même des vivants ». Ces livres évoquent les représentations littéraires, cinématographiques ou politiques de l’insomnie et du somnambulisme, des revenants et de la mauvaise mort.

Lieu : Auditorium Wendel
Tarif : Accès libre dans la limite des places disponibles

L’exposition explore l’ambivalente fascination qu’exerce sur nous la tourmente des éléments. Cette « passion mêlée de terreur et de surprise »[1], cristallisée par le philosophe Edmund Burke en 1757 en un mot, « Sublime », exprime ce mélange d’attraction et de répulsion éprouvé par l’homme face aux manifestations déchaînées de la nature, le sentiment de sidération, de solitude, de toute-puissance et de terreur mêlées face à son immensité. Ainsi, l’océan démonté sous la tempête, le réveil du volcan, les escarpements immaculés et les vallées sombres deviennent au xviiie siècle les stéréotypes de ce sublime largement représenté dans la littérature et la peinture romantiques.

À travers près de 300 œuvres, films et documents, complétés par le fonds scientifique de musées internationaux – Arts Council, British Museum, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Maurice & Katia Krafft collection, Cinémathèque Française, BNF, Nevada art museum... –, l’exposition interrogera de façon inédite le renouveau de cette notion de sublime dans un contexte contemporain et ses filiations avec le XVIIIe siècle,
en rassemblant les œuvres d’une centaine d’artistes du monde entier, de Léonard de Vinci à Richard Misrach en passant par Lars von Trier.

Elle révèle la persistance de notre fascination pour la « nature trop loin », selon l’expression de Victor Hugo, et la continuité d’une iconographie du Sublime, en montrant dans le même temps la mutation profonde de notre relation à la nature. Tandis que la période romantique privilégie une correspondance entre les égarements de la nature et les tourments de l’âme, la période contemporaine, à l’heure des désastres écologiques, se caractérise par l’émergence d’une conscience environnementale et l’éveil d’une vigilance. Les catastrophes naturelles récentes (tsunamis, cyclones, séismes), amplifiées par leur impact sur des sites habités, industriels ou urbains, ont aiguisé la conscience d’un équilibre fragile, d’une maîtrise toute relative de l’environnement par l’homme et des effets de ses activités sur la nature. Elles ont attisé le sentiment d’une urgence paralysante, excédant la seule délectation esthétique.

Dans le prolongement de cette réflexion, l’exposition aborde également l’évolution de la notion de catastrophe : à l’image du déluge et du déchainement spectaculaire des éléments se substitue aujourd’hui l’idée d’une catastrophe invisible et insidieuse. Ainsi, l’exposition s’ouvrira sur une géographie du terrible et de la peur à travers des pièces jouant sur l’ambigüité de paysages contemplatifs ou idéalisés, aux stigmates invisibles comme les paysages au caractère paisible de Fukushima au lendemain de l’accident nucléaire.

Enfin, elle évoque l’apparition depuis les années 1960-1970 d’une nouvelle relation à la nature : ré-enchantement, aspiration à une fusion avec les éléments, éveil d’une conscience écologique, s’exprimant tant sur le terrain poétique que politique. Elle s’appuiera notamment sur la génération des artistes de l’Earth art et du Land art qui interagirent directement avec le paysage et les éléments en réalisant des interventions ou performances in situ.

Des contrepoints historiques, scientifiques et cinématographiques (revues, fonds d’archives, documents de sociétés de géographie ou de vulcanologues) viendront compléter le parcours, en vue d’esquisser une généalogie non linéaire de ces tremblements du monde.

Un catalogue accompagnera l’exposition.

Commissaires :
Hélène Guenin, responsable du Pôle Programmation au Centre Pompidou-Metz
Hélène Meisel, chargée de recherches au Pôle Programmation, Centre Pompidou-Metz


[1] Edmund Burke, Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau, Paris, Éditions Vrin, Collection Bibliothèque des textes philosophiques, p. 76.

The exhibition explores the ambivalent fascination that the elements exert on us. This “sort of mixed passion of terror and surprise”, crystallized by the philosopher Edmund Burke in 1757 in one word, “Sublime”, expresses the combination between attraction and repulsion we feel when we face the furies of nature, our mixed feelings of astonishment, loneliness, all-power and fear when we are confronted with its unfolding. Seas unleashed by storms, awakening of volcano, immaculate white cliffs and dark valleys become at 18th century the stereotypical features of this sublime in Romantic literature and painting.

Through nearly 300 pieces, films and documents, completed by the collections of international museums – Arts Council, British Museum, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Fonds Maurice & Katia Krafft, Cinémathèque Française, BNF, Nevada Art Museum, Museum of Modern Art, New York... –, the exhibition questions the renewal of the notion of the sublime in a contemporary context and its filiations with the 18th siècle, bringing together the works of a hundred artists worldwide, from Léonard de Vinci to Richard Misrach, including William Turner, Agnes Denes and Lars von Trier.
The exhibition reveals our persistent fascination with “nature too far”, in the words of Victor Hugo, and the continuous use of an iconography of Sublime.

It also tries to show that this persistence includes two radical mutations: the position of the viewer in front of the overflow of the world, who becomes aware of his role as an actor, and the very idea of catastrophe. Recent natural catastrophes (tsunamis, cyclones, earthquakes), magnified by their effect on inhabited, industrial or urban sites, have sharpened our awareness of a delicate balance, man’s very relative control over his environment and impact of his activities on nature. They have provoked a sense of paralysing urgency that surpasses simple aesthetic pleasure. From the nuclear disasters of Chernobyl and Fukushima or the cyclone Katrina, we are exposed, partial actors, and individuals at the core of a possible disaster to come. The exhibition begins with a geographical picture of terror and fear by displaying works, which draw on the ambiguity of contemplative or idealised landscapes with invisible scars

At least, the exhibition evokes the rekindled bond with nature, which appeared in the 60s/70: re-enchantment, aspiration for oneness with the elements on one hand, awakening of an ecological awareness on another hand, which is expressed as much in the poetic realm as in politics. Once again, the artists deal consciously with a certain iconography of the romantic notion of Sublime, especially the generation of Earth Art and Land Art who interacted directly with the landscape and the elements making interventions or performances in situ.

Historical, scientific and cinematographic counterpoints (reviews, archives, geographical and volcanologist documents) enhance the exhibition to sketch out a non-linear genealogy of these tremors of the world.

A catalogue accompanies the exhibition.

Curators:
Hélène Guenin, Head of Programming, Centre Pompidou-Metz
Assisted by Hélène Meisel, Research Officer, Centre Pompidou-Metz

L’exposition explore l’ambivalente fascination qu’exerce sur nous la tourmente des éléments. Cette « passion mêlée de terreur et de surprise » , cristallisée par le philosophe Edmund Burke en 1757 en un mot, le « Sublime », exprime ce mélange d’attraction et de répulsion éprouvé par l’homme face aux manifestations déchaînées de la nature, le sentiment de sidération, de solitude, de toute-puissance et de terreur mêlées face à son immensité. Ainsi, l’océan démonté sous la tempête, le réveil du volcan, les escarpements immaculés et les vallées sombres deviennent au XVIIIe siècle les stéréotypes de ce sublime largement représenté dans la littérature et la peinture romantiques.
À travers près de 300 œuvres, films et documents, complétés par les fonds de musées internationaux – Arts Council, British Museum, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, le Fonds Maurice & Katia Krafft, Cinémathèque Française, BNF, Nevada Art Museum, Museum of Modern Art, New York... –, l’exposition interrogera de façon inédite le renouveau de cette notion de sublime dans un contexte contemporain et ses filiations avec le XVIIIe siècle, en rassemblant les œuvres d’une centaine d’artistes du
monde entier, de Léonard de Vinci à Richard Misrach en passant par William Turner, Agnes Denes et Lars von Trier.
L’exposition révèle la persistance de notre fascination pour la « nature trop loin », selon l’expression de Victor Hugo, et la continuité d’une iconographie du Sublime.

Elle s’attache également à montrer comment, dans cette persistance, s’inscrivent deux mutations radicales : celle de la position du spectateur des débordements du monde, prenant conscience de son rôle d’acteur, et celle de l’idée même de catastrophe. Les catastrophes naturelles récentes (tsunamis, cyclones, séismes), amplifiées par leur impact sur des sites habités, industriels ou urbains, ont aiguisé la conscience d’un équilibre fragile, d’une maîtrise toute relative de l’environnement par l’homme et des effets de ses activités sur la nature. Elles ont attisé le sentiment d’une urgence paralysante, excédant la seule délectation esthétique. Depuis Tchernobyl, Katrina, Fukushima, nous sommes à nu, acteurs partiels, et individus au cœur d’un possible désastre à venir. L’exposition s’ouvrira sur une géographie du terrible et de la peur à travers des pièces jouant sur l’ambigüité de paysages contemplatifs ou idéalisés, aux stigmates invisibles.

Enfin, l’exposition évoque l’apparition depuis les années 1960-1970 d’une relation renouvelée à la nature passant par le réenchantement, une aspiration à une fusion avec les éléments d’une part, et à l’éveil d’une conscience écologique d’autre part, s’exprimant tant sur le terrain poétique que via le politique et renouant, là encore, consciemment, avec une certaine iconographie du sublime romantique. Elle s’appuie notamment sur la génération des artistes de l’Earth art et du Land art qui interagirent directement avec le paysage et les éléments en réalisant des interventions ou performances in situ.
Des contrepoints historiques, scientifiques et cinématographiques (revues, fonds d’archives, documents de sociétés de géographie ou de vulcanologues) viendront compléter le parcours, en vue d’esquisser une généalogie non linéaire de ces tremblements du monde.

Un catalogue accompagnera l’exposition.

Commissariat :
Hélène Guenin, responsable du pôle Programmation au Centre Pompidou-Metz
Assistée par Hélène Meisel, chargée de recherches au Pôle Programmation, Centre Pompidou-Metz
 
 1. Edmund Burke, Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau, Paris, Éditions Vrin, Collection Bibliothèque des textes philosophiques, p. 76.

This exhibition explores the ambivalent fascination that the turmoil of the elements exerts on us. In 1757, philosopher Edmund Burke summarised this “sort of mixed passion of terror and surprise,”  in one word, “Sublime.” It expresses the marriage of attraction and repulsion we feel when we face the furies of nature, our mixed feelings of astonishment, loneliness, omnipotence and fear when we are confronted with its unfolding. Seas unleashed by storms, awakenings of volcanoes, immaculate white cliffs and dark valleys became the trademark features of this sublime iconography in Romantic period literature and painting.

Through nearly 300 pieces, films and documents compiled by the collections of international museums, including the Arts Council, British Museum, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Fonds Maurice & Katia Krafft, Cinémathèque Française, BNF, Nevada Art Museum, and the Museum of Modern Art, New York, the exhibition investigates the renewal of the concept of the Sublime as a muse to the 18th century in a contemporary context, bringing together the works of over a hundred artists worldwide, from Léonard de Vinci to Richard Misrach, including William Turner, Agnes Denes and Lars von Trier.
The exhibition reveals our persistent fascination with “nature too far,” in the words of Victor Hugo, and the continuous use of the iconography of the Sublime.
It also shows that this fascination includes two radical mutations. One, the position of the viewer in front of the overflow of the world, who becomes aware of their role as a player. Two, the very idea of catastrophic disaster. Recent natural catastrophes (tsunamis, hurricanes, earthquakes), magnified by their effect on inhabited, industrial or urban sites, have sharpened our awareness of a delicate balance, of man’s very relative control over his environment and the impact of his activities on nature. They have provoked a sense of paralysing urgency that surpasses simple aesthetic pleasure. From the nuclear disasters of Chernobyl and Fukushima, to natural disasters like Hurricane Katrina, we are exposed, players at the centre of a possible disaster to come. The exhibition begins with a geographical picture of terror and fear by displaying pieces that reproduce the ambiguity of contemplative or idealised landscapes with invisible scars.

Lastly, the exhibition evokes the resurgence, since the 60’s and 70’s, of a rekindled bond with nature, through a renewed enchantment, an aspiration to unite with the elements, and to raise ecological awareness. This is expressed not only in the poetic realm, but also in the politics of the time. The artists consciously deal with a certain iconography of the romantic concept of the Sublime, like the artists of Earth art and Land art, who play directly with the landscape and the elements through interventions and performances on site.

Historical, scientific and cinematographic counterpoints (reviews, archives, geographical and volcanologist documents) enhance the exhibition to sketch out a non-linear genealogy of these tremors of the world.

The exhibition includes a catalogue.

Curator:
Hélène Guenin, Head of Programming, Centre Pompidou-Metz
Assisted by Hélène Meisel, Research Officer, Centre Pompidou-Metz


1.Edmund Burke, Recherche Philosophical Enquiry into the Origin of our Ideas of the Sublime and Beautiful, Paris, Éditions Vrin, Collection Bibliothèque des textes philosophiques, p. 76.