Jardin infini. De Giverny à l’Amazonie

ExhibitionsJardin infini. De Giverny à l’Amazonie

Du 18 mars au 28 août 2017

Locations : Galerie 2 , Galerie 3
Category : Exhibitions
Public : All ages

Loin d'être un espace clos et limité, l'exposition explore le jardin comme un territoire infini. Il représente un lieu d’hybridation, d’expérimentation et d’étrangeté aux yeux de nombreux artistes. Perpétuelle source d’inspiration, ce Jardin infini rassemble environ 300 œuvres de la fin du 19ème à nos jours.

L’exposition, à vocation pluridisciplinaire et sensorielle, présente un grand nombre d’installations contemporaines, dont le monumental Léviathan-main-toth d’Ernesto Neto (2005). D’autres artistes de renom, tels que, Dominique Gonzalez-Foerster, Laurent Grasso, Rebecca Horn ou Yayoi Kusama, expérimentent et fantasment la nature de ce Jardin Infini.

D’après une scénographie de l’artiste catalan Daniel Steegmann Mangrané, les deux galeries du Centre Pompidou-Metz incarnent un vaste espace naturel : du monde tellurique à la lumière. Le parcours libre et ouvert sur la ville de Metz, avec l’aménagement de trois jardins d’artistes hors les murs, invite le public à cheminer à travers cette exposition comme dans un paysage inconnu.

Commissariat :
Emma Lavigne, directrice du Centre Pompidou-Metz
Hélène Meisel, chargée de recherches au Pôle Programmation, Centre Pompidou-Metz

Picto PDFCommuniqué de presse

Picto PDFDossier de presse

UN JARDIN COMME SCÉNOGRAPHIE

L’artiste Daniel Steegmann Mangrané a conçu un paysage englobant les œuvres dans un environnement total. Il explique son projet :

«L’architecture - aménagement paysager ou jardinage - conçue pour Jardin infini cherche à donner la sensation d’être à l’extérieur, à l’intérieur du bâtiment. En galerie 3, ce sentiment est créé par les allées et venues incessantes des visiteurs qui entrent et sortent de salles disposées comme les maisons d’un village autour de petites places. 
En galerie 2, le défi était de créer un espace ouvert comme un grand parc, déjà aménagé mais également en attente d’usages futurs, semblable aux terrains vagues qui entourent chaque ville, plantés sporadiquement de vergers et de potagers spontanés.
Si l’aménagement de la galerie 3 guide les déplacements du visiteur, tournant constamment à gauche ou à droite, suivant les angles droits d’espaces parfois étroits, celui de la galerie 2 invite à flâner, à s’allonger, à interagir avec les œuvres. L’espace s’ouvre doucement aux corps des visiteurs, tout en se prolongeant au-delà des baies du musée.
Une exposition est une expérience qui permet d’appréhender la réalité à travers l’art. Confondre l’intérieur et l’extérieur de l’exposition est l’un des premiers devoirs de l’art: l’espace du musée ne peut plus être un espace d’accumulation d’artefacts, isolé et protégé de l’extérieur, mais un lieu où notre rapport aux objets et à la réalité est reconfiguré.
Ce qui est important, c’est ce qui arrive lorsque l’on quitte ces jardins pour se confronter à nouveau à la réalité.»

Artiste espagnol né en 1977, Daniel Steegmann Mangrané vit et travaille au Brésil. La nature exerce sur son œuvre une influence déterminante, qu’il s’agisse de filmer une portion de
la forêt amazonienne ou de déceler dans la feuille d’un arbre des rapports géométriques cachés. Les différents médiums qu’il emploie jouent sur la perception et l’espace, tandis que la portée sociale de ses partis pris esthétiques s’inscrit dans la lignée du néo-concrétisme brésilien.

Dans le cadre de l’exposition Jardin infini, le Centre Pompidou-Metz sort de ses murs et s’associe à la Ville de Metz, organisatrice de la manifestation « L’Art dans les jardins ». Il propose quatre jardins éphémères conçus par des artistes qui ont travaillé sur le déplacement des plantes.

Antoine Espinasseau, Pavillon-Roses, 2017ANTOINE ESPINASSEAU
Pavillon-Roses
, 2017
Machinerie, toile imprimée

Pour son installation Pavillon-Roses, Antoine Espinasseau revisite l’œuvre d’un pionnier de l’histoire du design : l’Anglais Williams Morris, qui œuvra, dans la seconde moitié du XIXe siècle, à la reconnaissance et à la démocratisation des arts décoratifs. Au début du XXe siècle, les Galeries Lafayette ont, elles aussi, contribué à une plus large diffusion de tissus d’ameublement et de papiers peints d’esprit Arts & Craft, Art nouveau et bientôt Art déco. Ici, Antoine Espinasseau emprunte à William Morris son papier peint Rose de 1877, et l’intègre à des rotatives verticales, qui évoquent tout autant la mécanisation des techniques d’impression dont Morris fut le témoin, que le défilement accéléré du paysage dont nous faisons quotidiennement l’expérience, en voiture ou en train. L’œuvre nous offre ainsi le transport d’un voyage immobile, révélant une expérience contemporaine du paysage, où la vitesse fait de la nature un motif continu et indifférencié.

Le mouvement perpétuel et les motifs entêtants de Pavillon-Roses testent en effet nos limites sensorielles. De même, la nature que nous percevons dans un jardin, ou à l’échelle d’un paysage, change sans arrêt. La végétation, balayée par le vent, caressée par le soleil, pousse et mute constamment. Nous-mêmes sommes des observateurs mobiles, qui modifions nos points de vue au gré de nos promenades. Dans le même temps, la nature ne se cesse de se répéter, puisque les plantes d’une même espèce semblent en tout point identiques. Aussi, la vision de parterres fleuris peut être étourdissante à force de ressemblances, et troubler nos repères spatiaux. La contemplation d’un papier peint peut procurer un vertige comparable : une sorte d’hypnose née de la répétition infinie d’un même motif, aux limites et à la profondeur incertaines.

Né en 1986, Antoine Espinasseau a étudié l’architecture et l’urbanisme à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles.

Œuvre produite par les Galeries Lafayette, dans le cadre de la manifestation de la Ville de Metz « L’art dans les jardins » et en résonance avec l’exposition « Jardin infini. De Giverny à l’Amazonie ».

Peter HUTCHINSON, Thrown Rope for Metz, 2017PETER HUTCHINSON
Thrown Rope for Metz
, 2017
Pierres de Jaumont, galets de granit gris, buis, impatiens
Courtesy de l’artiste

Production du Centre Pompidou-Metz en collaboration avec la Ville de Metz dans le cadre de « L’art dans les jardins »

Les lignes ondulantes de Thrown Rope suivent les tracés de cordes lancées dans les airs qui retombent au sol de manière aléatoire. Depuis 1972, Peter Hutchinson dérange l’ordre sage des plates-bandes, en s’inspirant des coulures de Jackson Pollock et en composant avec le hasard, à la manière de John Cage. Fasciné par les processus organiques, cet Américain excentrique imagine des jardins sous-marins ou volcaniques, peuplés de fleurs et de cristaux, de moisissures et de compost.

 

 

 

 

François Martig, Gleis 1, 2017FRANÇOIS MARTIG
Gleis 1
, 2017
Plantes obsidionales, bois, matériaux divers
Courtesy de l’artiste

Production du Centre Pompidou-Metz en collaboration avec la Ville de Metz dans le cadre de « L’art dans les jardins »

Implanté le long d’une voie de chemin de fer, sur le site d’une gare de marchandises disparue, Gleis 1 s’inscrit dans l’histoire des flux humains. Aux alentours d’un quai de bois évoquant le trafic ferroviaire, fluvial et maritime, François Martig a semé diverses plantes obsidionales, répertoriées par le botaniste François Vernier. Du latin obsis, « siège », ce terme caractérise les espèces apparues sur des territoires assiégés, de manière parfois fortuite. Des semences glissées dans les fourrages ou les équipements viennent ainsi d’Allemagne, des États-Unis ou du Bassin méditerranéen. Théâtre de multiples guerres, la Lorraine foisonne d’espèces végétales importées par les armées. L’artiste en conserve la collection dans « l’Observatoire du paysage », cabanon futuriste lui servant de banque de graines expérimentale.

Produite dans le cadre du projet Zone Rouge (2013), la capsule de l’Observatoire du paysage a bénéficié du soutien de la Région Grand Est, de la Direction Régionale des affaires Culturelles, du Conseil Général de la Meuse, de l’Office National des Forêts, du Centenaire 1914-1918, du Lycée André Malraux, de l’association Mono-Mono.

Retrouvez ici la liste des plantes présentes dans Gleis 1.

Loïs Weinberger, Garden, 1994-2017LOIS WEINBERGER
Garden
, 1994-2017
Seaux, terre, végétation spontanée
Courtesy de l’artiste et galerie Salle Principale

Production du Centre Pompidou-Metz en collaboration avec la Ville de Metz dans le cadre de « L’art dans les jardins »

Depuis le début des années 1970, Lois Weinberger milite en faveur d’une végétation spontanée. Rétif aux campagnes de désherbage, l’artiste autrichien défend les « mauvaises herbes » : les plantes rudérales, qui poussent sur des décombres, et les adventices, qui s’invitent sans avoir été semées. Ainsi, la terre répartie dans les seaux de Garden ne contenait au départ aucune graine. « Je ne sème rien, je ne plante rien, je laisse le sol ouvert à la nouveauté d’où qu’elle vienne – du vent, des animaux et aussi de la terre elle-même », déclare l’artiste.

Retrouvez ici le bilan des herbes spontanées, établi par les Espaces verts de la Ville de Metz.

 

Mécènes de l'exposition

Logo UEMLogo Groupe Galeries LafayetteLogo Galeries Lafayette

 

Partenaire de l'exposition

Logo Cueillette de Peltre

 

Une opération réalisée dans le cadre du projet « NOE-NOAH » qui sollicite le soutien de l'Union européenne dans le cadre du programme INTERREG V A Grande Région (2014-2020).

Logo Interreg V A Grande Région (2014-2020)

 

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