Constant, la New Babylon

Talks / ConferencesConstant, la New Babylon

Dimanche 22 janvier 2012 à 10h30 et 11h45

Locations : Grande Nef
Category : Talks / Conferences
Discipline : Conference
Public price : Accès libre sur présentation d’un ticket d’entrée aux expositions. RDV 10 min avant devant l’Espace Ici & Là (max. 20 personnes)
Public : All ages
Duration : 60'
Author : Sébastien Grisey
  Directeur de la Maison de l’Architecture de Lorraine. Il présente sous forme de conférence le travail de Constant dans les espaces d’exposition.

Artiste et architecte néerlandais Constant développe entre 1956 et 1974 un projet architectural visionnaire : la New Babylon. Fruit de sa collaboration avec les Situationnistes ce projet mêle utopie et activisme. Les habitants de cette nouvelle Babylone se déplacent de site en site au sein d’un réseau sans fin de « secteurs », reconstituant chaque aspect de l’environnement selon leurs propres désirs.
Les murs, les sols, la lumière, les sons, les couleurs, les textures et les odeurs changent sans cesse. La Nouvelle Babylone offre une proposition de multiples espaces intérieurs qui s’étendent à l’infini, en réseaux, pour recouvrir la planète. Ces secteurs interconnectés flottent au-dessus du sol sur de grandes colonnes tandis que le trafic routier bat son plein en dessous et le trafic aérien au-dessus. Les habitants se déplacent dans les intérieurs labyrinthiques en reconstruisant perpétuellement chaque aspect de l’environnement en changeant la lumière et en reconfigurant les murs mobiles et temporaires. Pour ces hommes nouveaux, la vie sociale se transforme en un jeu et l’architecture aux multiples interprétations devient un arrangement chatoyant de désirs interagissants.

Constant Anton Nieuwenhuys, dit Constant / Amsterdam, Pays-Bas, 1920 – Utrecht, Pays-Bas, 2005. Au moment où Constant entreprend son projet de la New Babylone, son travail connaît un basculement : mettant entre parenthèse sa peinture, Constant se lance dans cette conception d’une ville utopique et théorise en parallèle ses recherches spatiales.
Au-delà même du projet de la New Babylon, le labyrinthe fut une source perpétuelle d’inspiration pour Constant – à la fois archétype de l’intériorité et de l’espace de la surprise, de l’accident. C’est en 1969 qu’il reprend ses pinceaux pour décrire des espaces labyrinthiques comme des extensions de cette ville, en rejetant l’idée d’une peinture autonome et soutenant celle d’un art total.