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1984-1999. La Décennie

Expositions1984-1999. La Décennie

Du 24 mai 2014 au 2 mars 2015

Lieu(x) : Galerie 1
Catégorie : Expositions
Public : Tout âge

Dernière décennie d’un siècle et d’un millénaire, les années 1990 s’ouvrent sur un temps de crise des institutions et des idéologies. L’exposition 1984-1999. La Décennie revient sur l’esprit de cette époque, ses fondements, sa beauté. En 1991, le roman de Douglas Coupland Generation X : Tales for an Accelerated Culture lance la « marque » d’une génération de nomades, nés entre 1965 et 1977, baby busts détachés, adolescents éternisés, qui s’opposent aux baby boomers.
Le « X » se réfère à l’anonymat d’une nouvelle catégorie culturelle, consciente de son éclatement et de la fin des grands récits héroïques. Smells Like Teen Spirit de Nirvana est la hantise et l’âme des « X », de cette jeunesse marquée par l’évolution des technosciences, le début d’Internet, la fin de l’histoire et des militantismes, la passage de l’âge de la reproduction à celui de l’accès illimité.

Cette génération est aussi la première à faire revenir, dans l’art, la mémoire des histoires de pionniers et d’explorations, toutes sortes de spectres et d’hologrammes, la désincarnation des toons, l’image des premiers pas sur la Lune, la voix transformée d’Armstrong. Ensemble, ils définissent d’autres rapports au monde, des formes de précarité, d’existences collectives, des modes d’expérimentation, de transgression et de détournements qui s’opposent aux (contre-)révolutions précédentes.

Depuis quelques années, cette question générationnelle ne cesse d’être posée à l’échelle internationale. Différentes publications, expositions, débats tentent de cerner ce moment si particulier où se constituèrent différents réseaux d’artistes, de critiques, de commissaires indépendants, d’écoles, de galeries, de centres d’art et de magazines ; autant de « situations » collectives qui fondent les bases d’un vocabulaire de l’exposition, une nouvelle manière de faire de l’art, d’être « contemporains », où se développèrent des aires de jeu, des films en temps réel, des temps libérés de la productivité.

L'exposition 1984-1999. La Décennie se saisit de cette décennie qui échappe aux définitions et met en faillite les tentatives historiques. En marge des rétrospectives et des compilations décennales, l’exposition est conçue comme un récit biographique à multiples entrées, composé d’objets, de sons, de voix, d’images, de documents.

L’exposition ne cherche pas à reconstituer une époque ou à sacraliser un temps idéal et perdu, mais plutôt à actualiser les formes et les procédures qui ont anticipé la création artistique d’aujourd’hui. À partir d’une enquête préalable auprès de quelques figures centrales des années 1990, il s’agit de collecter les objets et les sources qui ont traversé et inspiré ces années-là, de créer d’autres agencements non hiérarchisés entre les domaines de l’art, de la littérature, du cinéma, de la musique, de l’architecture et du design.

L’exposition est l’image-miroir de l’esprit des années 1990, que François Cusset définit ainsi : « Un monde où les “jeunes”, ceux du moins qui ont atteint l'adolescence au coeur des années 1980, ont dû réinventer contre un vide critique abyssal les modalités de la désertion et de l'exil intérieur, façonner des contre-mondes qui le rendissent habitable et des autonomies plus ou moins temporaires – un monde dissous où “être triste” tînt lieu en soi de rapport au monde et fut même, comme le dit l'un d'entre eux, “la seule manière de n'être pas tout a fait malheureux” ».

Un ouvrage sous la direction de François Cusset (historien des idées, professeur de civilisation américaine à l’Université de Nanterre) co-édité avec les éditions La Découverte, accompagne l’exposition.

Commissaire :

Stéphanie Moisdon, critique d’art et commissaire indépendante

Scénographie :
conçue sur une proposition artistique de Dominique Gonzalez-Foerster

SCÉNOGRAPHIE

L'exposition 1984-1999. La Décennie se développe dans un paysage scénographié par l’artiste Dominique Gonzalez-Foerster, figure majeure de la scène artistique internationale. Le paysage de l’exposition apparaît comme la modélisation d'un lieu ouvert et intermédiaire, pris entre deux visions panoramiques, entre la ville et la nature, l'intérieur et l'extérieur, le jour et la nuit.

« Les souvenirs, les œuvres, les documents qui ont été rassemblés s’intègrent dans un espace "paysagé" par Dominique Gonzalez-Foerster, une artiste avec laquelle j’entretiens une véritable complicité depuis les années 1990. Ce paysage est à la fois une scénographie, une image, une maquette à l’échelle humaine. Il se présente comme la modélisation d’un lieu ouvert et intermédiaire entre le jour et la nuit, la nature et la ville, l’énigme et la transparence de son apparition.

Ce paysage s’inscrit dans la continuité de l’œuvre de Dominique Gonzalez-Foerster, depuis les premières "chambres" au début des années 1990, les films-portraits de villes, jusqu’aux « parcs », espaces ouverts vers l’extérieur, à la limite de l’architecture urbaine et de la nature. Dans cette génération d’artistes, Dominique Gonzalez-Foerster est celle qui n’a cessé d’explorer d’autres passages entre l’espace intime et collectif, et qui place les visions et les sensations du spectateur au centre de ses dispositifs. »

(Stéphanie Moisdon)


LE PARCOURS SONORE DE L'EXPOSITION

Grâce aux audiopens qui sont mis gracieusement à leur disposition, les visiteurs ont l'opportunité d'écouter :

  • des témoignages de personnalités emblématiques de cette génération ;
  • une playlist musicale réalisée par Arnaud Viviant et Dominique Gonzalez-Foerster ;
  • des art calls extraits du projet dirigé par Jacob Fabricius en 1997.

« Les récits qui sont énoncés dans les audioguides ne couvrent pas un champ ou une question : ils sont libres et traversent un moment dans l’époque. Ils rétroprojettent des images, des sensations, ils assemblent et produisent des ellipses. Ces audioguides ne sont pas des outils pédagogiques, mais la "bande son" de l’exposition.

Cette place centrale du spectateur est un des grands sujets de l’époque, et c’est la raison pour laquelle j’ai cherché un autre moyen d’accompagner la visite, avec cet audioguide (Audiopen) composé de musiques et de différents témoignages de personnages impliqués dans cette histoire. »

(Stéphanie Moisdon)

LES ENTRETIENS MENÉS PAR STÉPHANIE MOISDON

Liam Gillick, artiste, vit et travaille à New York - 15'20

Jeff Rian, écrivain et musicien, vit et travaille à Paris - 4'54

Michel Houellebecq, écrivain, vit et travaille à Paris - 7'08

Charles de Meaux, réalisateur et artiste, vit et travaille à Paris - 7'22

Elli Medeiros, actrice, chanteuse, écrivaine et artiste, vit et travaille à Paris - 6'17

Eric Troncy, commissaire d'exposition, co-fondateur du magazine Frog et codirecteur du centre d’art Le Consortium, vit et travaille à Dijon - 16'04

Hans-Ulrich Obrist, co-directeur de la Serpentine Gallery, vit et travaille à Londres - 22'23

Florence Bonnefous, co-fondatrice de la galerie Air de Paris, - 10'34

Jean-Charles Massera, "auteur multisupports", vit et travaille entre Berlin et Paris - 11'40

Lionel Bovier, historien de l'art, commissaire d'exposition, directeur des éditions JRP/Ringier, vit et travaille entre Zurich et Paris - 10'57

Arnaud Viviant, écrivain et critique, vit et travaille à Paris - 14'38

Julia Scher, artiste, vit et travaille entre Cologne et New York - 6'23

Jérôme Bel, chorégraphe, vit à Paris et travaille internationalement - 7'53

Pierre Joseph, artiste, vit et travaille à Paris - 16'14

Dominique Gonzalez-Foerster, artiste, vit et travaille entre Paris et Rio - 7'46

Esther Schipper, galeriste, vit et travaille à Berlin - 7'

AA Bronson, artiste, membre fondateur du collectif General Idea, vit à Berlin - 14'

Angela Bulloch, artiste, vit à Berlin - 7'53

Isabelle Graw, historienne de l'art et éditrice du magazine Texte zur Kunst - 15'12

Willem de Rooij, artiste, vit à Berlin - 10'

Wolfgang Tillmans, artiste, vit entre Berlin et Londres, 11'22

Olivier Zahm, fondateur du magazine Purple Fashion, vit et travaille entre Paris et New York - 11'36

Philippe Azoury, critique de cinéma, vit et travaille à Paris - 12'15

 

 

 

ART CALLS

Projet dirigé en 1997 par Jacob Fabricius
5 pistes extraites d’un CD audio 13 plages
Centre Pompidou, Paris, Musée national d’art moderne/ Centre de création industrielle
Courtesy the artist / Pork Salad Press

Douglas Gordon (né en 1966), Untitled (I am not sure this is working), 8’55

Peter Land (né en 1966), Welcome to the party, 1’51

David Shrigley (né en 1968), Hello, my name is Dave and…, 2’23

Julia Scher (née en 1954), Copenhagen, 3’08

Georgina Starr (née en 1968), Ode to Daniel, 2’39

 

LA MUSIQUE DES ANNÉES 90

On pourrait avancer une hypothèse. Celle qui voudrait que, musicalement parlant, les années 1990 aient commencé le 9 novembre 1989, avec la chute du mur de Berlin et qu’elles se soient achevées le 8 avril 1994, avec la mort de Kurt Cobain.
Sans remonter jusqu’au service militaire d’Elvis en Allemagne, ces calendes grecques du rock’n’roll, le Mur a largement fait partie de la mythologie de la pop et du rock, de Lou Reed (l’album Berlin) à Pink Floyd (The Wall) en passant par les Sex Pistols (la chanson Holydays in the sun) et David Bowie qui, à la fin des années 1970, enregistre trois albums décisifs dans la ville coupée en deux. Une musique binaire ne pouvait en effet que se satisfaire et s’alimenter d’une dualité du monde, divisé entre bons et méchants, et ce, de quelque côté que l’on penchât en cette affaire. On aurait grand tort en effet de faire de tous les rockers des gauchistes purs et durs.
Avec la réunification, ce mot bien peu rock’n’roll en soi, quelque chose de politique s’éteint momentanément dans la musique, pour la laisser hagarde, désemparée, dépressive, emplie d’une lassitude qui ne conduit vers aucune rébellion, même sans cause, mais plutôt à quelque repliement fœtal, un art pauvre et autodestructeur. Et c’est ce qui va lui donner son style. Pourtant, en dépit des présages, l’Histoire est loin d’être finie. En 1991, éclate la première guerre du Golfe : elle va par exemple contraindre le groupe de Bristol Massive Attack, précurseur du trip hop, qui sort son premier album, à s’appeler plus pacifiquement Massive… À cette même époque, le rap américain, dur et militant, celui de Public Enemy ou de Ice T, jouxte aussi la réalité sociale. Le 29 avril 1992, alors qu’un jury populaire innocente quatre policiers pour le tabassage d’un Noir, Rodney King, violence raciste que tout le monde avait pourtant constatée, ces images ayant tourné en boucle sur une CNN naissante, tout un quartier noir de Los Angeles s’embrase. Les émeutes qui dureront près de cinq jours feront 53 morts et plus de 9 000 blessés. Deux ans auparavant, l’album Fear of a Black Planet de Public Enemy s’était vendu à un million d’exemplaires en une semaine.
Au même moment, comme un contrepoint blanc à l’insurrection noire, Kurt Cobain, leader du groupe Nirvana, cartonne avec l’album Nevermind. Ce sont les deux faces d’une même pièce, celle d’une classe pauvre, ou moyenne déclassée, et précarisée par un libéralisme enflammé par l’ouverture des marchés à l’Est et la révolution informatique. Mais le succès mondial de Nirvana n’est que la pointe émergée d’un iceberg qu’on appelle alors « le rock indépendant ». Il s’agit, un peu plus de dix ans après l’explosion du punk puis de sa rapide récupération marchande, d’une nouvelle phase de démocratisation en dehors des lois du marché de la musique. Dans tous les pays occidentaux, une multitude de petits groupes enregistrent et diffusent leurs productions à travers des petits labels régionaux. La plupart d’entre eux ne sont pas obsédés par le succès et ne feront pas carrière, si bien que leur musique exhale une sorte d’hédonisme désabusé, confit, amusé. Ce dynamisme est en partie lié à l’apparition du home studio qui simplifie les procédures d’enregistrement, tout en définissant une nouvelle esthétique : ce qu’on va appeler la « lo-fi » (abréviation pour « low fidelity », basse fidélité, en opposition avec la hi-fi, « high fidelity », soit la capacité des appareils de restituer fidèlement le son). Il s’agit d’en finir avec la domination technique des « vieux », aussi bien dans le jeu que dans l’enregistrement. Une sorte d’art brut du rock, dont Daniel Johnston, que Sonic Youth enregistre au téléphone depuis l’hôpital psychiatrique où il est interné avant d’en faire un disque, serait le héraut. Un désir d’imperfection vient ainsi s’interposer au rêve de perfection que la technologie vend à la même époque, avec son produit phare, l’ordinateur domestique. En France, Dominique A, qui enregistre seul à Nantes un disque dénudé comme un fil électrique, La Fossette, ainsi que le Vendéen Katerine sont les pionniers de cet arte povera, entre décadence embarrassée et médiocrité revendiquée. Si on souligne les origines géographiques de ces deux chanteurs, c’est qu’à cette époque, cette explosion musicale underground relève du local plutôt que du global. Aux États-Unis, où les disques s’enregistraient soit à New York, soit à Los Angeles, on se met à parler de la scène de Seattle, d’Austin, d’Olympia… En Angleterre, Liverpool et Manchester ne sont plus les deux seuls phares de la musique, il y a aussi Bristol ou Glasgow. La « lo-fi » touche même les antipodes, avec l’apparition de groupes australiens ou néo-zélandais, tels les Go-Betweens ou The Jean-Paul Sartre Experience.
Tous ces groupes sont signés sur des petits labels (citons en France Lithium, en Angleterre Sarah Records, aux États-Unis Sup Pop), car le label s’oppose alors à la marque, celle des major companies qui, à force de concentration capitalistique, ont fini par perdre les identités musicales qu’elles possédaient à l’origine.
Un autre phénomène important de cette période est assurément la féminisation du rock. Peut-être grâce au Velvet Underground — qui est assurément la référence la plus commune à tous ces groupes — et à sa batteuse Maureen Tucker — qui va justement se remettre à enregistrer dans les années 1990, comme si cette période lui appartenait —, de nombreuses filles font leur apparition, et la plupart de ces groupes sont mixtes. Ce phénomène sera symbolisé par l’apparition de celles qu’on appellera les « Riot Grrrl », dont la naissance coïncide avec l’apparition d’une nouvelle génération de féministes (dont Virgine Despentes serait la meilleure représentante française, elle qui publie son premier roman, Baise-moi, dédié à Nirvana, en 1995).
Et puis voilà, le 8 avril 1994, Kurt Cobain se suicide. Six mois plus tard, c’est au tour de Guy Debord de se tirer une balle dans le cœur. Entre-temps, le pape du situationnisme, qui recommandait de « ne travailler jamais », était devenu le penseur le plus lu de cette génération désœuvrée — dans tous les sens du terme, et le plus souvent bien volontiers. Après ces deux morts, une tout autre logique va se mettre en place. Dans la seconde moitié des années 1990, le combat social reprend un peu partout dans le monde occidental, et il ne s’arrêtera qu’avec la chute des Twin Towers. La « lo-fi » est finie. Le local devient global. Esthétiquement parlant, c’est moins intéressant.

Arnaud VIVIANT


LA PLAY LIST MUSICALE

Dinosaur Jr, écrite avec The Cure, Just Like Heaven (1987), 2'53
Cette reprise de Cure par Dinosaur Jr, un des groupes les plus importants de la scène grunge, est emblématique de la transmission qui s’opère entre les années 80 et les années 90.

Dominique A., Le courage des oiseaux (1991), 3'12
C’est avec le courage des oiseaux que ce jeune Nantais enregistre son premier album, La Fossette, dans des conditions de dénuement qui font de Dominique A le premier représentant du « do it yourself » à la française.

Diabologum, La maman et la putain (1996), 5’51
Le monologue de Françoise Lebrun dans le film de Jean Eustache, La maman et la putain, mis en musique par Diabologum, groupe toulousain fer de lance dans les années 90 du courant « noisy » français.

David Bowie, I’m deranged (1995), 4'31
Ce morceau de David Bowie a été utilisé par David Lynch dans son film Lost Highway, un des sommets du cinéma des années 90.

Ween, H.I.V song (1994), 2'09
Ce groupe indépendant de Pennsylvanie est réputé pour son maniement d’une des armes secrètes des années 90 : le 13ème degré porte à gauche.

PJ Harvey (Polly Harvey), Dress (1991), 3'18
Sorti en 1991, Dress est le premier de l’Anglaise Polly Jean Harvey qui va devenir durant cette décennie la figure de proue de la féminisation du rock.

Alain Bashung, Ma petite entreprise (1994), 4'11
À la mort de Serge Gainsbourg en 1991, Alain Bashung devient la figure dominante du rock français, avec des paroles affûtées poétisant la transformation du monde, notamment l’entreprise qui devient dans les années 90 la valeur refuge du néo-libéralisme.

The KLF, What Time Is Love (1991), 3'11
KLF (initiales pour Kopyright Liberation Front, ce qui annonce le combat des années 2000 sur la libre circulation des œuvres) est au début des années 90, le groupe précurseur de l’acid house et de la techno.

Bonnie "Prince" Billy, I see a Darkness (1999), 4'49
Palace Brothers est l’un des noms sous lequel se produit Will Oldham qui invente durant la décennie une sorte de folk étique, de country pouilleuse. La chanson I see a darkness sera reprise par Johnny Cash dans ses American Recordings.

Primal Scream, Come Together (1991), 4'53
Ce groupe écossais de rock indépendant va marquer, avec son album Screamadelica en 1991, la naissance d’un nouveau courant musical, l’acid rock, fortement maequé par l’apparition d’une nouvelle drogue : l’ecstasy.

Tortoise, I set my face to the hillside (1998), 6'08
En 1993, autour de Chicago, s’invente un nouveau courant qu’on va appeler le post-rock ou bien le math rock, qui s’inspire du jazz, mais aussi du dub, de la musique électronique et ambient. Tortoise est l’un des groupes les plus importants de ce courant.

Étienne Daho, Des attractions désastres (1992), 3'10
Dans les années 90, Etienne Daho transmute immédiatement en pop française les récentes innovations de la pop anglaise.

Prince, Batdance (Batman 1989), 6'13
Le film de Tim Burton sort fin 89 aux Etats-Unis et marque la naissance esthétique des années 90. Prince en signe la B.O.F.

Breeders, Cannonball (1993), 3'33
Fondée par Kim Deal, alors bassiste des Pixies, et Tanya Donnely, guitariste des Throwing Muses, ce groupe est emblématique du mouvement des Riot Grrrl. Breeders est un mot, au demeurant, par lequel les homos désignent les hétéros.

Cat Power, What would the community think (1996), 4'30
Entre folk et grunge, découverte par Sonic Youth, Cat Power, alias Chan Marshall, est l’une des plus grande chanteuse des années 90.

Supreme NTM, Laisse pas trainer ton fils (1998), 3'58
NTM est le plus grand groupe français des années 90. Connu pour leur hostilité pour la police, ils peuvent aussi se montrer extrêmement moraux, comme dans cette chanson.

Nirvana, Rape Me (1993), 2'49
Le groupe qui a popularisé le grunge (« la crasse ») autour du monde.

Pavement, Cut Your Hair (1993), 3'06
Les inventeurs de la « lo fi ».

Christophe, L’interview (1996), 3'39
Avec Alain Bashung et Gérard Manset qui aurait mérité de figurer dans cette sélection, Christophe, par ses innovations musicales qui relèvent parfois de l’avant garde, Christophe est l’un des parangons du rock Français.

Portishead, Sour times (1994), 4'14
Avec Massive Attack, le groupe emblématique de ce courant musical qu’on appelle trip hop.

Massive Attack, Unfinished Sympathy (1991), 5'12
Ce groupe de Bristol, précurseur du trip hop, sort son premier album en 1991, durant la Première guerre du Golfe. Il doit alors changer de nom et s’appeler plus pacifiquement Massive.

Bruce Springsteen, American Skin (41 shots) (1999-2000), 7'23
Inspirée d’un fait-divers vrai (un sans-papier à New York abattu de 41 balles par la police) cette chanson de Bruce Springsteen marque la fin des années 90.

Sonic Youth, Sugar Kane (1992), 5'57
Le groupe le plus important des années 90, s’il faut absolument en choisir un. À la fois expérimental, noisy, indépendant et d’avant-garde, comme le prouve à cette époque leur proximité avec la scène artistique.

Sebadoh, Soul and Fire (1993), 3'47
Issu de la scission de Dinosaur JR, Sebadoh est a pu être décrit par un critique comme « la cathédrale du grunge ».

Pulp, Common People (1995), 5'51
Après quinze ans d’existence, le groupe de l’Anglais Jarvis Cocker accède à la célébrité dans les années 90.

Leslie Winer, He was (1993), 5'32
Cette poétesse et chanteuse anglaise a été qualifiée par le journal NME (New Melody Makers) de « grand-mère du trip hop ».

 

  

LA SALLE DE CINÉMA

Une salle de cinéma située au cœur de l'exposition permet au visiteur de découvrir ou redécouvrir des vidéos d'artistes et des bandes-annonces emblématiques des années 1990.
Pour télécharger le programme complet, cliquer ici.

AVERTISSEMENT : Certains films présentés dans cette salle peuvent heurter la sensibilité du public, notamment celle des personnes mineures

LUNDI
11h15 : Paule Zajdermann, Octave au pays des Immatériaux, 1985, cassette vidéo ¾ pouce U-Matic, couleur, sonore (35’56)
Film réalisé à l’occasion de l’exposition « Les Immatériaux », Centre Georges Pompidou, du 28 mars au 15 juillet 1985.
Bibliothèque Kandinsky, Paris

12h : Carsten Höller (1961), Philippe Parreno (1964) et Rirkrit Tiravanija (1961), Vicinato, 1995, film cinématographique 16 mm noir et blanc, sonore (12’07)
Huis clos, hommage à Rosselini
Collection FRAC Languedoc-Roussillon

12h15 : Jean-Luc Godard (1930), Le Dernier Mot, 1988, Betacam SP, PAL, couleur, sonore,  (13’44)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

12h30 : Pierre Joseph (1965) et Philippe Parreno (1964), Snaking, 1992, film 16 mm transféré sur U-Matic, couleur, sonore (3’27)
Collection 49 NORD 6 EST – FRAC Lorraine

13h : Dan Graham (1942), Rock My Religion, 1984, 1 pouce PAL, couleur, sonore (55’21)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

14h : Pierre Huyghe (1962), Fenêtre sur cour (Remake), 1985, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (103’04)
Centre national des arts plastiques

AVERTISSEMENT
16h : Paul McCarthy (1945), Painter, 1995, Betacam SP PAL, couleur, sonore (49’52)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
16h50 : Paul McCarthy (1945) et Mike Kelley (1954-2012), Heidi, 1992, 1 Pouce, NTSC, couleur, sonore (62’41)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris


MERCREDI
11h15 : Stan Douglas (1960), TV Spots, 1987, 1 Pouce NTSC, couleur, sonore (62’11)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

12h30 : Leslie Thornton (1951), Peggy and Fred in Kansas, 1988, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (11’01)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

12h40 : Alex Bag (1969), Untitled Fall’95, vidéo, couleur, sonore (56’58)
Courtesy Electronic Arts Intermix, Inc et Team Gallery, New York

14h00 : Rosemarie Trockel (1952), Hair, 1997, Betacam, SP, PAL, couleur, sonore (8’19)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
14h10 : Rosemarie Trockel (1952), Continental Divide, 1994, Betacam, SP, PAL, couleur, sonore (18’57)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris


14h30 : Peter Fischli (1952) et David Weiss (1946-2012), Le Droit Chemin (Der Rechte Weg), 1983, Betacam numérique SP, PAL, sonore (51’18)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

15h30 : Michael Smith (1951), How to Curate Your Own Group Exhibition/Do it, 1996, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (2’56)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
15h45 : Jean-Luc Godard (1930), Scénario du film Passion, 1982, BVU, PAL, couleur, sonore (53’19)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
16h50 : Chris Marker (1921-2012), Détour Ceausescu, 1990, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (8’05)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

17h00 : Matt Mullican (1951), Untitled (City Project), 1989, U-Matic, NTSC, couleur, silencieux (29’54)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

17h30 : Thomas Hirschhorn (1957), Thank You, 1995, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (8’29)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris


JEUDI
11h15 : Pierre Huyghe (1962), Fenêtre sur cour (Remake), 1985, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (103’04)
Centre national des arts plastiques

AVERTISSEMENT
13h00 : Jean-Luc Godard (1930), Le Dernier Mot, 1988, Betacam SP, PAL, couleur, sonore,  (13’44)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
13h15 : Cameron Jamie (1969), Neotoma Tape, 1995, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (56’55)

14h30 : Charles de Meaux (1967) et Philippe Parreno (1964), Le pont du trieur, 1999, 35 mm, couleur, sonore (69’30)
Anna Sanders Films

15h45 : Carsten Höller (1961), Philippe Parreno (1964) et Rirkrit Tiravanija (1961), Vicinato, 1995, film cinématographique 16 mm noir et blanc, sonore (12’07)
Huis clos, hommage à Rosselini
Collection FRAC Languedoc-Roussillon

AVERTISSEMENT
16h : Paul McCarthy (1945), Painter, 1995, Betacam SP PAL, couleur, sonore (49’52)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
16h50 : Paul McCarthy (1945) et Mike Kelley (1954-2012), Heidi, 1992, 1 Pouce, NTSC, couleur, sonore (62’41)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

 

VENDREDI
11h15 : David Byrne (1952), The Road to Nowhere, 1985, U-Matic, SECAM, couleur, sonore (4’56)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

11h30 : Pipilotti Rist (1962), I Am a Victim of This Song, 1995, Betacam numérique PAL, couleur, sonore (5’10)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

11h45 : Jonathan Horowitz (1966), The Body Song, 1997, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (6’00)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

12h00 : Mark Leckey (1964), Fiorucci Made Me Hardcore, 1999, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (15’05)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

12h15 : Ange Leccia (1952) et Dominique Gonzalez-Foerster (1965), Ile de beauté, 1996, 35 mm, couleur, sonore (1h10’40)
Camera Lucida Productions

13h30 : Rosemarie Trockel (1952), Hair, 1997, Betacam, SP, PAL, couleur, sonore (8’19)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
13h40 : Rosemarie Trockel (1952), Continental Divide, 1994, Betacam, SP, PAL, couleur, sonore (18’57)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
14h00 : Jean-Luc Godard (1930), Scénario du film Passion, 1982, BVU, PAL, couleur, sonore (53’19)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

15h00 : Leslie Thornton (1951), Peggy and Fred in Kansas, 1988, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (11’01)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

15h15 : Paule Zajdermann, Octave au pays des Immatériaux, 1985, cassette vidéo ¾ pouce U-Matic, couleur, sonore (35’56)
Film réalisé à l’occasion de l’exposition « Les Immatériaux », Centre Georges Pompidou, du 28 mars au 15 juillet 1985.
Bibliothèque Kandinsky, Paris

15h50 : Thomas Hirschhorn (1957), Thank You, 1995, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (8’29)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
16h : Paul McCarthy (1945), Painter, 1995, Betacam SP PAL, couleur, sonore (49’52)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
16h50 : Paul McCarthy (1945) et Mike Kelley (1954-2012), Heidi, 1992, 1 Pouce, NTSC, couleur, sonore (62’41)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris


SAMEDI
AVERTISSEMENT
10h15 : Cameron Jamie (1969), Neotoma Tape, 1995, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (56’55)

11h15 : Carsten Höller (1961), Philippe Parreno (1964) et Rirkrit Tiravanija (1961), Vicinato, 1995, film cinématographique 16 mm noir et blanc, sonore (12’07)
Huis clos, hommage à Rosselini
Collection FRAC Languedoc-Roussillon

11h30 : Pierre Joseph (1965) et Philippe Parreno (1964), Snaking, 1992, film 16 mm transféré sur U-Matic, couleur, sonore (3’27)
Collection 49 NORD 6 EST – FRAC Lorraine

11h45 : Matt Mullican (1951), Untitled (City Project), 1989, U-Matic, NTSC, couleur, silencieux (29’54)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

12h15 : Stan Douglas (1960), TV Spots, 1987, 1 Pouce NTSC, couleur, sonore (62’11)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

13h30 : Charles de Meaux (1967) et Philippe Parreno (1964), Le pont du trieur, 1999, 35 mm, couleur, sonore (69’30)
Anna Sanders Films

14h45 : Alex Bag (1969), Untitled Fall’95, vidéo, couleur, sonore (56’58)
Courtesy Electronic Arts Intermix, Inc et Team Gallery, New York

15h45 : Pierre Huyghe (1962), Fenêtre sur cour (Remake), 1985, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (103’04)
Centre national des arts plastiques

17h30 : Ange Leccia (1952) et Dominique Gonzalez-Foerster (1965), Ile de beauté, 1996, 35 mm, couleur, sonore (1h10’40)
Camera Lucida Productions

18h45 : Jean-Luc Godard (1930) et Anne-Marie Miéville (1945), Soft and Hard, 1985, U-Matic, PAL, couleur, sonore (48’10)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

DIMANCHE
10h15 : Leslie Thornton (1951), Peggy and Fred in Kansas, 1988, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (11’01)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

10h30 : Mark Leckey (1964), Fiorucci Made Me Hardcore, 1999, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (15’05)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
10h45 : Chris Marker (1921-2012), Détour Ceausescu, 1990, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (8’05)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

11h00 : Jean-Luc Godard (1930) et Anne-Marie Miéville (1945), Soft and Hard, 1985, U-Matic, PAL, couleur, sonore (48’10)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

11h50 : Michael Smith (1951), How to Curate Your Own Group Exhibition/Do it, 1996, Betacam SP, PAL, couleur, sonore (2’56)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

12h00 : Dan Graham (1942), Rock My Religion, 1984, 1 pouce PAL, couleur, sonore (55’21)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

13h00 : Pipilotti Rist (1962), I Am a Victim of This Song, 1995, Betacam numérique PAL, couleur, sonore (5’10)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

13h10 : David Byrne (1952), The Road to Nowhere, 1985, U-Matic, SECAM, couleur, sonore (4’56)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

13h15 : Peter Fischli (1952) et David Weiss (1946-2012), Le Droit Chemin (Der Rechte Weg), 1983, Betacam numérique SP, PAL, sonore (51’18)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

14h15 : Rosemarie Trockel (1952), Hair, 1997, Betacam, SP, PAL, couleur, sonore (8’19)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

AVERTISSEMENT
14h30 : Rosemarie Trockel (1952), Continental Divide, 1994, Betacam, SP, PAL, couleur, sonore (18’57)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

14h50 : Ange Leccia (1952) et Dominique Gonzalez-Foerster (1965), Ile de beauté, 1996, 35 mm, couleur, sonore (1h10’40)
Camera Lucida Productions

AVERTISSEMENT
16h00 : Jean-Luc Godard (1930), Scénario du film Passion, 1982, BVU, PAL, couleur, sonore (53’19)
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

17h00 : Paule Zajdermann, Octave au pays des Immatériaux, 1985, cassette vidéo ¾ pouce U-Matic, couleur, sonore (35’56)
Film réalisé à l’occasion de l’exposition « Les Immatériaux », Centre Georges Pompidou, du 28 mars au 15 juillet 1985.
Bibliothèque Kandinsky, Paris


BANDES-ANNONCES
Des bandes-annonces de films cinématographiques sont diffusées entre chaque séance :

Jean-Luc Godard (1930), Je vous salue Marie, 1984
Film cinématographique 35 mm, couleur, sonore, 107’
Durée bande-annonce : 1’57
Gaumont

Abbas Kiarostami (1940), Le goût de la cerise, 1997
Film cinématographique 35 mm, couleur, sonore, 99’
Durée bande-annonce : 0’53
©1997 Abbas Kiarostami

David Lynch (1946), Twin Peaks (série), 1990
Durée bande-annonce : 1’50
©2014 Twin Peaks Productions Inc. All Rights Reserved.

Chris Marker (1921-2012), Level Five, 1996
Film cinématographique 35 mm, couleur, sonore, 106’
Durée bande-annonce : 1’54
Argos Films

Maurice Pialat (1925-2003), A nos amours, 1983
Film cinématographique 35 mm, couleur, sonore, 102’
Durée bande-annonce : 1’52
Gaumont

Alain Resnais (1922-2014), I want to go home, 1989
Film cinématographique 35 mm, couleur, sonore, 100’
Durée bande-annonce : 1’39
©1989 MK2 PRODUCTION SA / MK2 HOLDING / FILMS A2 / SEPT

Eric Rohmer (1920-2010), Les nuits de la pleine lune, 1984
Film cinématographique 35 mm, couleur, sonore, 105’
Durée bande-annonce : 1’22
Les films du Losange

AVERTISSEMENT
Lars Von Trier (1956), Les idiots, 1997
Tourné en vidéo puis transféré en 35 mm, couleur, sonore, 117’
Durée bande-annonce : 1’46
Les films du Losange

Tsai Ming Liang (1957), Vive l’amour, 1994
Film cinématographique 35 mm, couleur sonore, 118’
Durée bande-annonce : 1’55
Films Sans Frontières

Peter Weir (1944), The Truman Show, 1997
Film cinématographique 35 mm, couleur, sonore, 103’
Durée bande-annonce : 2’19
Courtesy of Paramount Pictures

Wong Kar Wai (1958), Chungking Express, 1994
Film cinématographique 35 mm, couleur, sonore, 102’
Durée bande-annonce : 1’18
Arp Sélection

 

  

« La programmation inclut des films, des vidéos, des bandes annonces, au-delà des catégories, des genres, des économies, sans hiérarchisation. Il fallait souligner l’importance de l’espace filmique dans les années 1990, période à laquelle le cinéma était plutôt perçu comme un territoire d’anticipation.

Entre la tradition moderniste du White Cube - cube blanc consacré comme l’espace archétypal pour l’art à partir des années 1960 - et l’emblématique chambre noire dédiée au cinéma, cette génération de réalisateurs se désengage de la narration et de la problématique picturale pour s’orienter vers la recherche d’une liberté personnelle, d’une quête du non narratif. ».

(Stéphanie Moisdon)

 

ENCORE PLUS DE 90’S 

Poursuivez votre plongée dans la décennie 1990 en visitant les expositions suivantes :

FAUX MOUVEMENT
Smells like teen spirit
19 juin - 21 septembre 2014
en résonance avec 1984-1999. La Décennie.
Du rock alternatif à l'art contemporain, Smells Like teen spirit présente les œuvres de Rirkrit Tiravanija, Matthew McCaslin, Christian Marclay, Philippe Parreno, Fabrice Gygi, Wendelien van Oldenborgh, Harry Sachs et Franz Höfner.
http://www.faux-mouvement.com/

MONTCLAIR ART MUSEUM, USA
Come As You Are: Art of the 1990s
8 février 2015 – 17 mai 2015
Come As You Are: Art of the 1990s est la première enquête d’envergure menée par un musée américain pour inscrire dans son contexte historique l’art de cette décennie charnière.
https://montclairartmuseum.org/

MUSEO REINA SOFIA, MADRID
Dominique Gonzalez-Foerster. Splendide Hotel
13 mars – 19 octobre 2014
In the exhibition SPLENDIDE HOTEL, devised for the Palacio de Cristal, Dominique Gonzalez-Foerster, puts forward a journey that transports the viewer into spaces and times, where the imaginary is mixed with reality and where literature maps out the guidelines to follow for inhabiting this oneiric world, taking the artwork beyond the meaning of its objects.
http://www.museoreinasofia.es/en/exhibitions/dominique-gonzalez-foerster

LE MAGASIN, GRENOBLE
De 199C à 199D
6 juin 2014 – 7 septembre 2014
L’exposition constitue le second volet d'un processus collaboratif qui a débuté avec l'artiste aux côtés des étudiants du Center for Curatorial Studies du Bard College (New York) en 2012. Pour le MAGASIN, une exposition entièrement nouvelle a été produite qui réexamine plusieurs œuvres clés de l'artiste des années 1990 en étroite collaboration avec les élèves de l’École du MAGASIN.
http://www.magasin-cnac.org/

UNE HISTOIRE (CRITIQUE) DES ANNÉES 90 De la fin de tout au début de quelque chose

SOUS LA DIRECTION DE FRANÇOIS CUSSET
COÉDITION CENTRE POMPIDOU-METZ / LA DÉCOUVERTE
Format: 408 pages
Prix : 24 Euros

Élaboré à l’occasion de l'exposition 1984-1999. La Décennie, ce livre collectif est une histoire politique et culturelle, première du genre, de la dernière décennie du xxe siècle. Elle exigeait son manuel d’histoire, résolument critique, engagé et transdisciplinaire.

Derrière la variété des angles d’attaque, deux ou trois principes généraux président à cette traversée de la fin du siècle : l’imbrication inédite du champ culturel au sens large et des questions politiques (du débat sur le communautarisme aux résistances contre-culturelles), qui justifie la forte représentation des thèmes culturels au sein d’une histoire générale de l’époque ; la difficulté à appréhender une séquence prise en tenailles entre le grand basculement (idéologique et géopolitique) des années 1980 et le compte à rebours du changement de millénaire, ce qui incitera à relever le défi d’une caractérisation précise et rigoureuse de ces dix années ; et l’ambivalence politique d’ensemble d’une période dominée par la mondialisation néolibérale et des guerres identitaires nouvelles mais ayant aussi abrité en son sein, temporaires et non moins décisives pour la suite, des formes inédites de résistance et de contre-hégémonie – que chaque chapitre aura à coeur d’aller débusquer –, des premières utopies d’Internet à la vague altermondialiste, en passant par le cinéma d’auteur ou les free parties.
Outre une bibliographie et une chronologie très complètes, en fin de volume, des encadrés thématiques et des extraits de grands textes des années 1990 sont insérés dans chaque chapitre, au fil d’une mise en page élégante dont les jeux typographiques et les phrases mises en exergue visent à faire entendre les voix d’une époque si récente, et pourtant si parfaitement révolue.

François Cusset est historien des idées, professeur de civilisation américaine à l’université de Nanterre. Il est également l’auteur de plusieurs essais, dont, à La Découverte, French Theory (2003) et La Décennie (2006), ainsi que d’un roman, À l’abri du déclin du monde (2012).

LA PROGRAMMATION CULTURELLE AUTOUR DE L'EXPOSITION

Samedi 1er et dimanche 2 novembre 2014 de 11:00 à 18:00
Cinéma
VIDÉODANSE
SÉLECTION DE JÉRÔME BEL
Au programme, Piezas Distinguidas de La Ribot (1991), Meinwartz de Raimund Hogue (1994), Jérôme Bel de Jérôme Bel (1995), Self Unfinished de Xavier Le Roy (1998), Park de Claudia Triozzi (1998) et Waw de Myriam Gourfink (1999) (liste susceptible d’évoluer).
AUDITORIUM WENDEL
En continu - Entrée libre sur présentation d’un billet d’accès aux expositions ou aux spectacles du jour

Samedi 1er novembre 2014 à 16:00
Danse
JÉRÔME BEL
JÉRÔME BEL
En 1995, le chorégraphe Jérôme Bel signait Jérôme Bel, pièce au dénuement radical, ramenant l’auteur à sa signature et la danse à ses conditions de possibilité : de la lumière, de la musique, et des corps. Dix-huit ans après, le constat résonne avec la même évidence : « on ne peut faire l’économie d’un corps ». Partant de cet « étant donné », Jérôme Bel cherche à en repérer les coordonnées : rendre compte des échanges, des fluides qui le traversent. À défaut de le faire danser, ce corps, il en dresse la cartographie : quelles sont ses dates, ses mensurations, les signifiants qui l’orientent ? Et quel langage scénique pour rendre compte de sa présence littérale ? Avec une économie de moyens réduits à ce que la langue peut dire, il livre une déconstruction de la représentation qui n’a rien perdu de sa force critique.
STUDIO
50'- 10€ / 5€

Dimanche 2 novembre 2014 à 10:30 et 11:45
Un dimanche, une œuvre
AUTOUR DE I AM A VICTIM OF THIS SONG DE PIPILOTTI RIST (1995)
CLAIRE LAHUERTA
GALERIE 1
45' -  Entrée libre sur présentation d’un billet d’accès aux expositions

Dimanche 2 novembre 2014 à 16:00
Danse
SELF UNFINISHED
XAVIER LE ROY
Un vêtement porté autrement, étiré et cachant non plus le dos mais le visage, une position différente du corps humain, et celui-ci devient méconnaissable. Il ne semble plus articulé comme le nôtre. On ne sait plus où est l’avant, l’arrière, le haut ou le bas, dans quel sens il est censé se déplacer… On ne sait plus ce que l’on voit mais une chose est sûre : on n’a jamais vu ça. Désopilante et fascinante, Self Unfinished a été créée en 1998 et reste emblématique du travail de Xavier Le Roy, qui n’a de cesse depuis deux décennies de s’interroger sur les contours du corps humain et ses métamorphoses.
STUDIO
50' - 10€ / 5€ (également tarif réduit sur présentation d’un billet pour Jérôme Bel)

Jeudi 6 novembre 2014 à 20:00
Conférence
YOU'RE TALKING TO ME?
CHARLES DE MEAUX
Le septième art agit avec force sur l’imaginaire collectif, alimentant et structurant les désirs et les fantasmes de nombre d’entre nous. Il a eu une influence toute particulière sur les artistes des années 1990, qui lui ont en effet souvent accordé une place importante dans leur œuvre. Source d’inspiration, références incontournables, les films produits par une industrie cinématographique alors florissante sont devenus une matière première à détourner, à réenchanter, à questionner, ce à quoi se livre pour nous avec passion Charles de Meaux, réalisateur et artiste, lors de cette conférence.
AUDITORIUM WENDEL
90' - 5€

Vendredi 7 novembre 2014 à 20:00 puis 21:00
Conférence
WHAT SHOULD TONY SOPRANO DO?
CÉDRIC SCANDELLA
Tout amateur de séries qui se respecte connaît Les Sopranos. Mais qui est réellement Tony Soprano ? Sa vie pourrait-elle nous permettre de mieux comprendre la nôtre ? Que ferait ce criminel anxieux et dépressif à notre place ? SuperTalk se penche sur ces épineuses questions au cours d’une conférence-spectacle illustrée et interactive. Totalement inhabituelle, pleine d’humour, cette « conférence » éclectique mais néanmoins didactique fait voler en éclat tous les codes de l’exercice. Et si Tony Soprano est au coeur du propos, nul besoin de connaître la série pour s’en amuser.
Musique
CONCERT MUSIQUES VOLANTES
Au Centre Pompidou-Metz, une plongée dans l’univers de la génération X des années 90 et ses échos musicaux actuels vous attend avec le concert d'Arnaud Michniak et de Felix's machines Vs Plaid (live).
AUDITORIUM WENDEL + STUDIO
60' + 120' - 15€ / 10€ (tarif pour la conférence et le concert)

Samedi 8 novembre 2014
Samedi 6 décembre 2014
Samedi 10 janvier 2015
Samedi 7 février 2015
Samedi 28 février 2015
de 11:00 à 17:00
Performance
DOUBLE ROOM
OLIVIER BARDIN
Depuis plus de vingt ans, Olivier Bardin se joue des règles de l’art contemporain, en plaçant notamment le spectateur au cœur de l’œuvre. Dans La Chambre double, réalisée en 1994, il invite une personne à s’asseoir en face de lui dans une chambre d’hôtel. Lors de cette rencontre à huis clos, chacun des participants se confronte au regard de l’autre pendant une durée déterminée par l’artiste. Il n’y a pas d’échappatoire : il faut regarder, accepter d’être regardé, prendre conscience de son image tout en imposant ce même regard contraignant à l’autre.
HÔTEL NOVOTEL METZ CENTRE
Place des Paraiges
Centre Saint-Jacques
57000 Metz
20' - Entrée libre sur réservation à doubleroom@centrepompidou-metz.fr

Logo Wendel

Avec le soutien de la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte
Logo FABA

En partenariat média avec Partenaires Média

Avec le concours de Vranken-Pommery Monopole